Zazie

Conférence zazie 28 janvier 2012






 

 

Conférence zazie 28 janvier 2012

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Pour voir le reportage de la télévision Mons Borinage sur l'après-midi Lacan Vivant,


cliquez ci-dessous

http://www.telemb.be/content/view/9532/981/


PROCHAINEMENT


19 janvier – Soirée sur le vif

Nurith Aviv "D'une langue à une autre"


 

 

Conférence zazie 28 janvier 2012

COURRIER DU CHAMP FREUDIEN EN BELGIQUE
Cycle de Conférences Zazie : « L’enfant est ses découvertes »
Le 28 janvier 2012 le groupe Zazie accueille Eric Zuliani
A 15h00 à l’hôtel Ramada Plazza à Liège
Ateliers Cliniques à 11h00


Annonce-conf

Epinglage journée Zazie



Chers collègues,
Suite à un problème technique, la première version de l’épinglage de la soirée
Zazie a été altérée lors de l’envoi. Le voici dans sa version originale.

 

 

 

Épinglage de la Journée d’ouverture du cycle Zazie 2011-2012 « L’enfant et ses découvertes »

par Joëlle Hallet

                           

ACF AGENDA

 

 

                                                                             

 

« Au psychanalyste revient la responsabilité de l’acte qui produit, ou au contraire réfrène, la découverte de l’inconscient qui commande au sujet. Comment situer ce que signifie pour nous une pratique avec les enfants, qui travaille dans le sens de favoriser les découvertes qui ont un rapport avec l’inconscient ? »

Georges Haberberg

 

Zazie a accueilli, le 12 novembre 2011 à Bruxelles, Georges Haberberg, un des responsables, à Paris, des « Travaux Dirigés de Psychanalyse avec les enfants », une nouvelle initiative qui offre aux praticiens un dispositif qui vise à dialectiser et mieux nouer ensemble clinique et théorie dans la construction des cas.

 

Atelier en matinée

Dans le dialogue que nous instaurons avec l’enfant, le praticien est responsable de la production de ses signifiants par le sujet et de son entrée dans le discours analytique, ce qui ne va pas sans installer le lieu de l’Autre. Que découvrons-nous quand nous donnons aux dits de l’enfant le « juste accueil » que préconise Lacan ?

 

Jérémy, 10 ans, se présente dès son entrée en institution sous un syntagme dissuasif pour l’Autre : “Je suis un enfant violent”. Il témoigne ainsi de « ce qui le jouit dans le rapport qu’il ne cesse d’être tenu d’établir avec l’Autre dont il est l’objet ». Objet, il l’est aussi bien de l’inconscient savoir (S2) qui travaille seul pour la répétition de la jouissance et qui “le dicte” comme « certitude ne laissant plus place au savoir à inventer », dit Patrick Godfrind qui nous a proposé ce cas. Sa demande à l’Autre prend la forme de la commande – “Voilà ce que tu dois faire…” pour me soigner, pour me nourrir, etc. ; mais aussi : “Fais quelque chose sinon je vais péter un plomb” ; fais quelque chose pour me protéger de l’Autre méchant, du regard et de la voix qui m’assaillent ; fais quelque chose “sinon je vais…” : ici, c’est le passage à l’acte comme rupture avec l’Autre qui menace. C’est à cela que nous devons répondre pour entamer ce “voilà ce que tu dois faire” venant de l’Autre, pour « introduire un espace d’indétermination qui est l’espace du sujet, S barré ». La demande impérative est donc un bon début qui dit « l’urgence subjective », à entendre comme « urgence qu’un sujet advienne » dit Georges Haberberg.

Après ce premier temps, où le sujet prend appui sur le nouvel Autre que présentifient pour lui les intervenants, advient un second temps où le sujet développe un transfert érotomaniaque qui témoigne de « l’irruption de la réalité sexuelle qui le met à mal et le persécute ». Ce temps témoigne bien du transfert comme « mise en acte de la réalité sexuelle de l’inconscient », ainsi que le dit Lacan dans le Séminaire xi, et de ce qui menace ce sujet à l’orée de la puberté.

 

Éric, 8 ans, est amené à la consultation par ses parents adoptifs qui ont déménagé en Belgique pour la carrière du père. Bernadette Schifflers recueille depuis peu ses problèmes et les solutions qu’il tente d’y apporter, avec ou sans l’appui de la fonction paternelle, question ouverte.

D’emblée, il confie un cauchemar répétitif : “On était dans une grande maison, […] pour raconter mes problèmes : on a tous discuté avec une dame ; après un monsieur est venu et m’a volé […].” Quand BS tente, en gestes, d’introduire une équivoque portant sur le signifiant voler, il rigole – signe du gain de plaisir, du « mehr lust » freudien – et ne met pas sa division au travail. La fois suivante, il est devenu, en rêve, “maître de breakdance”. Sa version de la naissance est particulière  – “La madame est sortie de mon ventre, sinon je ne serais pas un bébé” – et il élude la question que BS lui adresse à ce sujet. Il tente ensuite de comprendre les soustractions et en vient à la perte. Lui qui a perdu sa DS, son GSM et ses amis de l’ancien pays, lui qui évoque sa mère en disant qu’“elle a déjà perdu quelque chose mais qu’elle a retrouvé ses clefs dans une poche”, étonne quand il ajoute qu’“on ne peut pas se perdre, ni perdre sa maman, sa famille, son petit garçon”. Bel exemple de dénégation.

Peu après, sans faire appel aux adultes, il se met en danger sous prétexte de sauver un condisciple plus jeune puis se dessine en séance : “Super héros vole, il sauve Florent en danger. Un cauchemar réapparaît alors : “[…] Mes cheveux ont poussé, sont devenus gris, j’étais devenu une mamy. Mes dents sont tombées, un voleur est venu me tuer. Je me suis réveillé…. Je serai un grand basketteur, professeur de danse, de basket… ou babysitter.”

Ensuite, nouveau rêve : “Je suis au paradis, il y a des animaux, des sauterelles, des gazelles, des biches, pas des animaux gluants, et des enfants gentils. […] Au paradis, il n’y a rien de méchant.”

Ne pas foncer du côté du sens, pas d’associations analogiques du genre qu’adopté, il se considère comme un enfant volé – indique Georges Haberberg : ce sujet est « fixé à l’angoisse de la répétition dans le cauchemar », à la « confrontation réelle avec une jouissance en trop qui l’inquiète au plus intime de son être ». Nous avons donc à lui permettre d’élucider la part qu’il prend à la jouissance dont il se plaint, ici le vol. En effet, l’angoisse, c’est « l’affect du sujet » : c’est là que « ce sujet se fait l’objet d’une jouissance en trop et se trouve pris dans les rets du désir de l’Autre ». Dans ses énoncés, certains énigmatiques, on n’aperçoit pas clairement ce qui est de lui et ce qui le traverse, sans subjectivation, venant de l’Autre. On aperçoit en revanche ses manœuvres d’évitement de la castration », ses identifications imaginaires au maître de la danse, au super héros, qui laissent place libre au passage à l’acte, puis à la menace de dévitalisation, voire de mort, qui lui revient en cauchemar. On aperçoit la « glu de sa jouissance » qui revient, élément hétérogène nié parmi les animaux, dans le “happy end”, le paradis, qu’il appelle de ses vœux. On aperçoit enfin à quel point se repérer sur la structure est indispensable pour déterminer la place d’où l’on peut opérer dans le transfert.

 

Conférence en après-midi : « Rencontre avec la réalité sexuelle »

Pour que l’inconscient se découvre, il y faut le désir de l’analyste attentif aux achoppements  de la parole qui font douter celui qui tend l’oreille, sur ce qu’il a entendu. Là se révèle l’inconscient « affaire de pensées parasites ou manquantes » qui agissent sur le corps et sur la conduite, pensées faites de mots qui ont rencontré le corps de l’enfant et qui poussent le sujet à dire.

Ainsi en témoigne Victor, envahi dès sa puberté, par des pensées impératives dont il a honte et qu’il nomme ses « fais-ci ! fais ça ! ». Lui, dont le corps de sujet psychotique avait été percuté par les mots, sans la médiation du voile phallique, annonce d’emblée : “Un jour nous devrons changer de mots !” À quoi Georges Haberberg répond aussitôt : “Vaste projet, allons-y !”

Deux temps sont à considérer : celui de l’effet des paroles sur le corps, puis celui de la rencontre avec la réalité sexuelle, comme « événement de corps, toujours traumatique » qui signe un avant et un après où l’enfant « ne se voit plus et ne s’éprouve plus » de la même façon. En surgit l’horreur de la castration qui cause « la passion décidée de l’ignorance » qui se décline différemment selon les structures. Les découvertes de l’enfant relèvent de cette double temporalité, le deuxième temps de confrontation – contingente et particulière – à l’irruption dans son corps de la réalité sexuelle produisant le sujet et découvrant rétrospectivement, après-coup, l’impact des mots sur le corps qui avait eu lieu au premier temps. Si le savoir insu par le sujet, savoir de l’inconscient, tente de chiffrer l’expérience de jouissance traumatique, il échoue à résorber l’irruption de celle-ci dans le corps. Ce trou dans le savoir, c’est ce qui pousse le sujet à inventer et à s’adresser parfois à l’analyste.

Rappelons le petit Hans qui invente le “Wiwimacher”, création de « lalangue », pour tenter de nommer la jouissance opaque qui remue dans son corps – nomination qui échoue à faire taire l’angoisse de castration qui nécessite le symptôme phobique où Hans incarne dans le cheval « ce qui piaffe, qui rue, qui se renverse et tombe à terre ». Le symptôme devient ainsi, comme le dit Lacan, « l’expression, la signification du rejet » de ce qui n’est résorbable ni par le savoir inconscient ni par les élucubrations de savoir, les fictions, que produit le petit Hans.

Dans la « Conférence à Genève sur le symptôme », Lacan énonce que l’hypothèse de l’inconscient ne peut être soutenue que si l’on considère « que c’est la façon qu’a eue le sujet d’être imprégné par le langage » et que « ce sont les parents qui modèlent le sujet dans [le] symbolisme ».

De ce qui précède, Georges Haberberg tire trois points d’appui pour la construction de nos cas.

1.      «  Dans l’inconscient c’est la mère qui domine ».

2.      Proposition forte à nuancer de l’apport de Lacan quant à l’importance du désir du père, ou du partenaire de la mère, en tant qu’il détermine son désir féminin.

3.      Proposition à laquelle il faut ajouter enfin le repérage, central et essentiel dans la clinique, de l’instant où l’enfant aperçoit que sa mère n’a pas le phallus, qu’elle n’est pas toute mère donc.

Cet instant se découvre à ses conséquences : la production d’un nouveau symptôme qui ne demande qu’à « répéter la jouissance qui l’occupe en toute méconnaissance de cause ». À charge pour le praticien d’offrir « le juste accueil [qui] consiste donc à favoriser l’accès du sujet à ce qu’il doit apprendre de la jouissance qu’il vient loger dans l’Autre pour continuer à ignorer sa castration ». Jouissance que l’enfant loge, sous couvert de « l’immunité phallique momentanée » (identification au phallus que la mère n’a pas), dans les objets pulsionnels dont il gave parfois « l’insatisfaction constitutive du sujet femme » comme le dit Jacques-Alain Miller. Immunité momentanée car des drames surgiront, que l’enfant déclenchera dans l’après-coup, lors de la crise phallique.

Pour l’enfant, c’est parfois la naissance d’un puîné qui constitue la rencontre avec le désir de sa mère comme femme, et qui modifie le régime de sa jouissance. C’est ce que Georges Haberberg a éclairé pour nous, en conclusion, au travers des conséquences, pour un jeune adulte, de la naissance d’un frère : à 5 ans, débouté de son immunité phallique, ses parents le trouvent chaque matin endormi sur le seuil de la chambre conjugale où il tentait de guetter le rapport sexuel… qu’il n’y a pas.

 

 

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Epinglage journée Zazie




 

 

Epinglage de la première journée Zazie avec Georges Haberberg                        

 

                            Par Joëlle Hallet

 

ACF AGENDA

 

 

                                                                             

Épinglage de la Journée d’ouverture du cycle Zazie 2011-2012 « L’enfant et ses découvertes »

 

Au psychanalyste revient la responsabilité de l’acte qui produit, ou au contraire réfrène, la découverte de l’inconscient qui commande au sujet. Comment situer ce que signifie pour nous une pratique avec les enfants, qui travaille dans le sens de favoriser les découvertes qui ont un rapport avec l’inconscient ?

Georges Haberberg

 

Zazie a accueilli, le 12 novembre 2011 à Bruxelles, Georges Haberberg, un des responsables, à Paris, des « Travaux Dirigés de Psychanalyse avec les enfants », une nouvelle initiative qui offre aux praticiens un dispositif qui vise à dialectiser et mieux nouer ensemble clinique et théorie dans la construction des cas.

 

Atelier en matinée

Dans le dialogue que nous instaurons avec l’enfant, le praticien est responsable de la production de ses signifiants par le sujet et de son entrée dans le discours analytique, ce qui ne va pas sans installer le lieu de l’Autre. Que découvrons-nous quand nous donnons aux dits de l’enfant le juste accueil que préconise Lacan ?

Jérémy, 10 ans, se présente dès son entrée en institution sous un syntagme dissuasif pour l’Autre : Je suis un enfant violent. Il témoigne ainsi de « ce qui le jouit dans le rapport qu’il ne cesse d’être tenu d’établir avec l’Autre dont il est l’objet ». Objet, il l’est aussi bien de l’inconscient savoir (S2) qui travaille seul pour la répétition de la jouissance et qui “le dicte” comme « certitude ne laissant plus place au savoir à inventer », dit Patrick Godfrind qui nous a proposé ce cas. Sa demande à l’Autre prend la forme de la commande, Voilà ce que tu dois faire… pour me soigner, pour me nourrir, etc. Mais aussi Fais quelque chose sinon je vais péter un plomb ; fais quelque chose pour me protéger de l’Autre méchant, du regard et de la voix qui m’assaillent ; fais quelque chose sinon je vais… : c’est le passage à l’acte comme rupture avec l’Autre qui menace. C’est à cela que nous devons répondre pour entamer ce voilà ce que tu dois faire venant de l’Autre, pour « introduire un espace d’indétermination qui est l’espace du sujet, S barré ». La demande impérative est donc un bon début qui dit « l’urgence subjective », à entendre comme « urgence qu’un sujet advienne » dit Georges Haberberg.

Après ce premier temps, où le sujet prend appui sur le nouvel Autre que présentifient pour lui les intervenants, advient un second temps où le sujet développe un transfert érotomaniaque qui témoigne de « l’irruption de la réalité sexuelle qui le met à mal et le persécute ». Ce temps témoigne bien du transfert comme « mise en acte de la réalité sexuelle de l’inconscient », ainsi que le dit Lacan dans le Séminaire xi, et de ce qui menace ce sujet à l’orée de la puberté.

Éric, 8 ans, est amené à la consultation par ses parents adoptifs qui ont déménagé en Belgique pour la carrière du père. Bernadette Schifflers recueille depuis peu ses problèmes et les solutions qu’il tente d’y apporter, avec ou sans l’appui de la fonction paternelle, question ouverte.

D’emblée, il confie un cauchemar répétitif : On était dans une grande maison, […] pour raconter mes problèmes : on a tous discuté avec une dame ; après un monsieur est venu et m’a volé […]. Quand BS tente, en gestes, d’introduire une équivoque portant sur le signifiant voler, il rigole – signe du gain de plaisir, du mehr lust freudien – et ne met pas sa division au travail. La fois suivante, il est devenu, en rêve, maître de breakdance. Sa version de la naissance est particulière  – La madame est sortie de mon ventre, sinon je ne serais pas un bébé – et il élude la question que BS lui adresse à ce sujet. Il tente ensuite de comprendre les soustractions et en vient à la perte. Lui qui a perdu sa ds, son gsm et ses amis de l’ancien pays, lui qui évoque sa mère en disant qu’elle a déjà perdu quelque chose mais qu’elle a retrouvé ses clefs dans une poche, étonne quand il ajoute qu’on ne peut pas se perdre, ni perdre sa maman, sa famille, son petit garçon. Bel exemple de dénégation.

Peu après, sans faire appel aux adultes, il se met en danger sous prétexte de sauver un condisciple plus jeune puis se dessine en séance : Super héros vole, il sauve Florent en danger. Un cauchemar réapparaît alors : […] Mes cheveux ont poussé, sont devenus gris, j’étais devenu une mamy. Mes dents sont tombées, un voleur est venu me tuer. Je me suis réveillé…. Je serai un grand basketteur, professeur de danse, de basket… ou babysitter.

Ensuite, nouveau rêve : je suis au paradis, il y a des animaux, des sauterelles, des gazelles, des biches, pas des animaux gluants, et des enfants gentils. […] Au paradis, il n’y a rien de méchant.

Ne pas foncer du côté du sens, pas d’associations analogiques du genre qu’adopté, il se considère comme un enfant volé – indique Georges Haberberg : ce sujet est « fixé à l’angoisse de la répétition dans le cauchemar », à la « confrontation réelle avec une jouissance en trop qui l’inquiète au plus intime de son être ». Nous avons donc à lui permettre d’élucider la part qu’il prend à la jouissance dont il se plaint, ici le vol. En effet, l’angoisse, c’est « l’affect du sujet » : c’est là que « ce sujet se fait l’objet d’une jouissance en trop et se trouve pris dans les rets du désir de l’Autre ». Dans ses énoncés, certains énigmatiques, on n’aperçoit pas clairement ce qui est de lui et ce qui le traverse, sans subjectivation, venant de l’Autre. On aperçoit en revanche ses manœuvres d’évitement de la castration », ses identifications imaginaires au maître de la danse, au super héros, qui laissent place libre au passage à l’acte, puis à la menace de dévitalisation, voire de mort, qui lui revient en cauchemar. On aperçoit la « glu de sa jouissance » qui revient, élément hétérogène nié parmi les animaux, dans le happy end, le paradis, qu’il appelle de ses vœux. On aperçoit enfin à quel point se repérer sur la structure est indispensable pour déterminer la place d’où l’on peut opérer dans le transfert.

 

Conférence en après-midi : « Rencontre avec la réalité sexuelle »

Pour que l’inconscient se découvre, il y faut le désir de l’analyste attentif aux achoppements  de la parole qui font douter celui qui tend l’oreille, sur ce qu’il a entendu. Là se révèle l’inconscient « affaire de pensées parasites ou manquantes » qui agissent sur le corps et sur la conduite, pensées faites de mots qui ont rencontré le corps de l’enfant et qui poussent le sujet à dire.

Ainsi en témoigne Victor, envahi dès sa puberté, par des pensées impératives dont il a honte et qu’il nomme ses « fais-ci ! fais ça ! ». Lui, dont le corps de sujet psychotique avait été percuté par les mots, sans la médiation du voile phallique, annonce d’emblée : Un jour nous devrons changer de mots ! À quoi Georges Haberberg répond aussitôt : Vaste projet, allons-y !

Deux temps sont à considérer : celui de l’effet des paroles sur le corps, puis celui de la rencontre avec la réalité sexuelle, comme « événement de corps, toujours traumatique » qui signe un avant et un après où l’enfant « ne se voit plus et ne s’éprouve plus » de la même façon. En surgit l’horreur de la castration qui cause « la passion décidée de l’ignorance » qui se décline différemment selon les structures. Les découvertes de l’enfant relèvent de cette double temporalité, le deuxième temps de confrontation – contingente et particulière – à l’irruption dans son corps de la réalité sexuelle produisant le sujet et découvrant rétrospectivement, après-coup, l’impact des mots sur le corps qui avait eu lieu au premier temps. Si le savoir insu par le sujet, savoir de l’inconscient, tente de chiffrer l’expérience de jouissance traumatique, il échoue à résorber l’irruption de celle-ci dans le corps. Ce trou dans le savoir, c’est ce qui pousse le sujet à inventer et à s’adresser parfois à l’analyste.

Rappelons le petit Hans qui invente le Wiwimacher, création de lalangue, pour tenter de nommer la jouissance opaque qui remue dans son corps – nomination qui échoue à faire taire l’angoisse de castration qui nécessite le symptôme phobique où Hans incarne dans le cheval « ce qui piaffe, qui rue, qui se renverse et tombe à terre ». Le symptôme devient ainsi, comme le dit Lacan, « l’expression, la signification du rejet » de ce qui n’est résorbable ni par le savoir inconscient ni par les élucubrations de savoir, les fictions, que produit le petit Hans.

Dans la « Conférence à Genève sur le symptôme », Lacan énonce que l’hypothèse de l’inconscient ne peut être soutenue que si l’on considère « que c’est la façon qu’a eue le sujet d’être imprégné par le langage » et que « ce sont les parents qui modèlent le sujet dans [le] symbolisme ».

De ce qui précède, Georges Haberberg tire trois points d’appui pour la construction de nos cas.

1.       «  Dans l’inconscient c’est la mère qui domine ».

2.       Proposition forte à nuancer de l’apport de Lacan quant à l’importance du désir du père, ou du partenaire de la mère, en tant qu’il détermine son désir féminin.

3.       Proposition à laquelle il faut ajouter enfin le repérage, central et essentiel dans la clinique, de l’instant où l’enfant aperçoit que sa mère n’a pas le phallus, qu’elle n’est pas toute mère donc.

Cet instant se découvre à ses conséquences : la production d’un nouveau symptôme qui ne demande qu’à « répéter la jouissance qui l’occupe en toute méconnaissance de cause ». À charge pour le praticien d’offrir « le juste accueil [qui] consiste donc à favoriser l’accès du sujet à ce qu’il doit apprendre de la jouissance qu’il vient loger dans l’Autre pour continuer à ignorer sa castration ». Jouissance que l’enfant loge, sous couvert de « l’immunité phallique momentanée » (identification au phallus que la mère n’a pas), dans les objets pulsionnels dont il gave parfois « l’insatisfaction constitutive du sujet femme » comme le dit Jacques-Alain Miller. Immunité momentanée car des drames surgiront, que l’enfant déclenchera dans l’après-coup, lors de la crise phallique.

Pour l’enfant, c’est parfois la naissance d’un puîné qui constitue la rencontre avec le désir de sa mère comme femme, et qui modifie le régime de sa jouissance. C’est ce que Georges Haberberg a éclairé pour nous, en conclusion, au travers des conséquences, pour un jeune adulte, de la naissance d’un frère : à 5 ans, débouté de son immunité phallique, ses parents le trouvent chaque matin endormi sur le seuil de la chambre conjugale où il tentait de guetter le rapport sexuel… qu’il n’y a pas.

 

Rédigé par Joëlle Hallet

 

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BXL, 2 oct. : L’enfant et le traumatisme

INSTITUT DU CHAMP FREUDIEN EN BELGIQUE

ZAZIE – Groupe Belge du Nouveau Réseau CEREDA

Zazie


Conférence de ALEXANDRE STEVENS

Samedi 2 Octobre 2010 à 15h

« L’ ENFANT ET LE TRAUMATISME »

Si l’enfant est un sujet à part entière, alors il n’échappe pas aux catastrophes de notre monde contemporain. Guerre, mauvais traitements, abandon, disparition…. rien ne lui est épargné. C’est peut-être d’ailleurs l’envers de l’idéal de l’enfant roi. Il est frappé par un drame, on organise au plus vite un accompagnement psychologique, il faut en parler à chaud, c’est l’offre généralisée de la parole qui répare et le plus tôt sera le mieux. Le traumatisme fait série, la liste en est prévisible pour tous, elle est établie à l’avance. C’est l’évènement en lui-même qui est traumatique, on pense qu’il laisse des traces indélébiles, que l’enfant sera traumatisé à vie. Notre politique de la santé publique prévoit de plus une autre réparation: une indemnisation pour les victimes. Découle de cela le fait que la justice est souvent chargée de trancher la question de la responsabilité devant les tribunaux. Et pour la psychanalyse, qu’en est-il ? Oui, tout sujet est en prise avec un traumatisme central qui est le manque de mots au coeur même du langage. Impossible de dire le sexe et la mort. Les mots manquent pour chacun. Ce n’est que dans l’après-coup qu’il y a traumatisme, soit en rétroaction avec un second terme. Effraction qui excède toujours le principe de plaisir. La visée du travail est de produire un sujet qui peut s’en faire responsable au un par un.

L’axiome étudié par Freud : « Un enfant est battu » montre comment cette petite grammaire se conjugue à toutes les places et est véritablement une machine à plaisir du sujet pour traiter l’insupportable de l’effraction. Comment ce scénario fixe et recouvre à la fois un objet qui est un stigmate de la scène du trauma. Comment l’enfant devra construire un symptôme pour traiter ce qui a surgi dans son corps d’unique et personnel et qui est toujours en trop dans l’univers des noms.

Daniel Pasqualin

Atelier clinique

La conférence sera précédée, le matin, de 10h30 à 12h30, d’un atelier clinique animé par Alexandre Stevens, à partir de 2 cas cliniques présentés par des participants, Il est demandé de s’inscrire auprès d’un des responsables. Une participation de 5€ sera demandée.

Local de l’ACF-Belgique, 37, Rue du Prince Royal 1050 – Bruxelles

Entrée : 10 €, Etudiants 5 €

Renseignements : Daniel Pasqualin, 0498 36 16 87, danielpasqualin [arobase] gmail [point] com

Monique Verhelle-Stasse, 0477 57 97 67, monique.verhelle [arobase] scarlet [point] be

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BXL, 27 mars : L’inconscient, un travailleur idéal – compte rendu

L’  Inconscient, un travailleur idéal

Compte rendu de l’après- midi ZAZIE à Bruxelles le 27 mars 2010.

Notre invité, Georges Haberberg, a commenté les présentations cliniques faites par nos collègues : Céline Aulit, Marie Brémont, Véronique Cornet, Bogdan Kusnierek, Claire- Isabelle Lebon, et Véronique Servais.

Ce fut une après- midi d’enseignement pendant laquelle les travaux présentés ont été examinés à la loupe autour d’une question centrale : « Où est l’Inconscient ? ». Pour nous aider à y répondre, Georges Haberberg  a utilisé quelques références intéressantes dont: « La Conférence à Genève sur le symptôme, de J.Lacan », « Les Actes de l’Ecole n° 13, article de Serge Cottet et Jacques Alain Miller », « Introduction à l’édition allemande d’un premier volume des Ecrits », « Le Séminaire XX », « Le Séminaire XI p.195 ».

Partant du premier travail présenté par Céline Aulit, occasion a été donnée de rappeler que Lacan y résume la trouille qui saisit le sujet au point de rencontre avec la réalité sexuelle : « mais qu’est ce que c’est que c’est ça ? ». La jouissance n’est alors pas un trou mais un trop, un trop de présence, présence faite de la matière des mots : « présence motérielle » comme le dit Lacan dans sa conférence à Genève. C’est ça l’Inconscient, ça travaille pour la jouissance, et la trouvaille, non sans l’analyste, c’est de permettre que se transperce une opacité, en restituant à la langue sa dimension de jeu, là où la langue est traumatique. C’est l’acte de l’analyste qui fait de l’Inconscient un travailleur sur le bord, réduisant un « je ne pense pas » mais qui est « je ne pense qu’à ça » qui fait symptôme, pour permettre au trop plein de devenir un plus, un savoir y faire avec la jouissance rencontrée.

C’était bien de cela qu’il était question pour une petite fille inconsolable, confrontée à un fort- da sans retour, cas présenté par Claire- Isabelle Le Bon. « Elle ne pense qu’à ça » : la disparition de sa mère la laisse désarmée et sa réponse à ce laisser- tomber, elle l’articule comme une volonté de retrouver l’objet qu’elle a perdu : quelque chose s’est fixé là, pas seulement la mère à laquelle elle pense mais l’évènement de corps dont elle ne dit rien, l’encoprésie. L’acte de l’analyste fera coupure à sa détresse, acte qui installe une autre scène qui parle d’elle et qui permet une dimension de semblant du réel auquel elle a à faire. Elle va s’en servir et l’élaboration de son inconscient va traiter le réel. Elle met en œuvre des fictions qui interprètent dans sa langue le laisser- tomber dont elle est l’objet. L’acte de l’analyste lui a donné accès à son propre manque à partir du manque dans l’Autre et l’a désencombrée de l’objet qu’elle était. Le caca devient un signifiant, c’est l’inconscient qui chiffre et ça sert la jouissance. Le chiffrage se découvre dans le déchiffrage. Elle fera usage de la lalangue en sortant son « cacache » comme une invention, motérialité qui dit quelque chose du signifiant qui la représente et la fait disparaître : son symptôme.

Véronique Cornet nous a parlé d’une petite fille traumatisée par la mort de son grand- père qui la laisse sans voix, puis sans le mot ( elle dit a plusieurs reprises ne pas avoir le mot) ; sa réponse étant de ne plus lâcher sa mère. Où situer l’inconscient dans ce cas ? Une fois qu’elle parle, elle laisse entendre que le collage à son grand- père n’est pas le premier ; il y a le doudou, intact, d’origine, et une question : « je ne sais pas où il est ». Elle n’a pas le mot pour le demander. Elle ne se résoud pas à faire mourir la Chose, mais en exaltant le mot pour ne pas dire, en oubliant le mot, elle consent dans la rencontre à une perte de jouissance : le mot c’est le signifiant qui manque dans l’Autre. La psychanalyse touche ce point où ça ne se dit pas. C’est ce qu’elle rencontre et qui va déboucher sur le manque auquel elle a affaire. Vient alors un souvenir écran, une fiction qui parle de la réalité sexuelle et le risque pris par ce sujet : là où ses parents roucoulent, elle, elle passe la rampe, coule. Cette scène la fait chavirer. D’avoir trop cru au rapport sexuel, pour elle c’est du trop cru, et elle découvre sa manœuvre qui est de passer les bornes, de transgresser, elle découvre sa responsabilité. C’est ce qui était refoulé jusqu’à la mort du grand père qui lui révèle qu’il n’y a pas de rapport sexuel. C’est dans cette béance, que surgit l’Inconscient et le retour du refoulé qui appelle le travail de remémoration et le surgissement de la formation de l’inconscient qu’est le souvenir traumatique.

Une autre petite fille en souffrance d’un laisser- tomber, n’apprécie pas le banquet de la vie où on la convie : elle est de mauvaise humeur, inerte, ne se plaint pas de grand chose. C’est le cas présenté par Marie Brémont. Comment attraper cela du côté de l’inconscient pour ce sujet?

Une trouvaille consiste à repérer que ce sujet produit une forme récurrente dans ses dessins : des V renversés à laquelle l’analyste attribue valeur de chiffrage de l’Inconscient. Le sujet s’ouvre et se met à parler, mais laisse apparaître son égarement comme à la fin de son cauchemar : « j’ouvre les yeux, je me demande où je suis ?» Le réveil est là et l’inconscient travaille en roue libre dans ce cas : série de S1, de dessins iconographiques plutôt qu’écriture, pas de présence de la dimension métaphorique, discours qui semble s’inventer au fil de l’énonciation qui l’enrichit mais où tout est transformable. Ce sujet témoigne d’un Inconscient fait d’îlots, de séries de S1 qui s’accolent, le sujet n’étant pas complètement désabonné de l’Inconscient dans ce cas.

L’Autre du petit Robert, 4 ans, est féroce, incarné par une mère débordée. La langue qu’elle lui adresse est féroce. Il dit non, un non comme cri de pensée, c’est sa première réponse. Mais il ne situe pas la mère : « dans le ventre de qui étais- tu ?, lui demande-t-il ». En séance, il joue à faire disparaître : « il est où ? … dans le trou. »; «  elle est où ? » ; « t’étais où ? ». L’Inconscient c’est Véronique Servais qui le prend en charge pour ce sujet en état de légitime défense, menacé de dévoration par les loups, crocodiles, requins, renard..

Elle traduit le réel auquel il a affaire, le supporte avec son corps, sa voix, et elle le fait passer au semblant en usant de la pantomime. C’est elle qui traduit le réel auquel il est confronté et qui concerne également le réel de la mère. Elle travaille à alléger son réel en lui proposant des signifiants dont il se saisit. Si pour tout un chacun, le point de rencontre avec l’Autre qui est aussi le point de rencontre avec le langage est traumatique, parce qu’il implique une perte de jouissance pour le corps, pour ce sujet, il s’agit de le situer pour qu’il puisse s’en saisir.


Ce que Georges Haberberg a rendu sensible, c’est que l’hypothèse de l’Inconscient se soutient dans  le procès même des dires du sujet.

La clinique d’un sujet psychotique présenté par Bogdan Kusnierek rend particulièrement sensible que c’est dans les dires même du sujet que l’Inconscient se présente comme tel. Dans ce cas-ci, c’est  à ciel ouvert : ça parle, et le sujet y est désabonné, jouet ( joui ) du signifiant dont le sens est univoque et le fixe. La métonymie dont il est le porte-parole, est son symptôme. C’st aussi un traitement pour fuir la fixation de sens le long de la matière signifiante, pour faire taire l’équivoque en tant qu’elle ravage, le ramène à l’objet, au déchet.

Faire de l’Inconscient un travailleur idéal a été, dans ce cas, de se repérer sur le symptôme et de s’y installer pour chasser l’effet du signifiant, le mettre entre parenthèse. Dans un lieu déterminé appelé « Atelier », et par un accompagnement de l’intervenant quasi silencieux, ce sujet, par son écriture, a fait un travail de chiffrage, de cadrage, de mise en place de frontières, sur une carte. Ce faisant, il a fait trou dans l’équivoque des mots et a délimité des bords. Déposer ses circuits lui a donné accès à une parole pacifiée, un style d’oral qui a chassé ce qui faisait trop résonner l’objet auquel il était ramené.

Les travaux présentés ont permis de déployer ce qu’on peut entendre par « L’Inconscient travailleur idéal ».

C’est celui qui est au service de la jouissance et de la répétition et qui se repère dans la lalangue que le sujet s’est forgé à partir de sa prise dans la langue où l’Autre est aux commandes.

C’est l’Inconscient comme recours, un Inconscient qui travaille à sa trouvaille dans le transfert et permet de réduire les effets de traumatisme qui se logent dans le symptôme.



Rapport établi par : Monique Vlassembrouck- avril 2010

Bruxelles, 27 mars : Après-midi Zazie

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Après-midi ZAZIE

L’Inconscient, un travailleur idéal

le 27 mars 2010

de 14 à 18h au local ACF

37 rue du Prince Royal, 1050 Bruxelles

Zazie

Avec la participation de Georges Haberberg, psychanalyste, membre de l’ECF et membre de la commission d’accueil et d’orientation du Nouveau Réseau CEREDA.

Interventions de Céline Aulit, Marie Bremond, Véronique Cornet, Bogdan Kusnierek, Claire- Isabelle Lebon, Véronique Servais.

Lors de la journée Zazie du 10 octobre2009 avec Daniel Roy nous avons pu saisir que l’invention de l’Inconscient qui amène du nouveau pour l’enfant, ne se fait pas sans un certain type de présence qui participe à cette invention, celle qui, je le cite : «  ne s’oppose pas aux lois de la structure qui comportent en leur cœur le sans loi du réel ».Nos collègues en ont également  témoigné ce jour là. Ainsi, l’Inconscient n’est  pas une fin en soi mais : « c’est un moyen, un médium, dont la structure se sert pour que le sujet se mette au niveau de sa question, pour transformer les réponses du réel en question, en énigme. ( extrait de la conférence de Daniel Roy).

Les différents groupes régionaux de Zazie se sont mis au travail à partir de cette journée et avec quelques collègues nous partagerons et interrogerons  comment dans leur clinique ils rencontrent cet Inconscient , un travailleur idéal dit Lacan dans Télévision.

Avec Georges Haberberg nous aurons l’occasion d’inscrire notre travail dans ce qui se propose comme thème de la journée du CEREDA à Paris, le 29 mai prochain, sous le titre : « L’inconscient sort de la bouche des enfants. » Nous espérons vous mettre en appétit pour cette rencontre qui s’annonce inventive.

Inscription : 10 euros. ( Etudiants 5 euros)

AssoCourrier de l’ACF Belgique

Désinscription, envoyez un message à : courrier-unsubscribe [arobase] ch-freudien-be [point] org

Nouvelle inscription, envoyez un message à : courrier-subscribe [arobase] ch-freudien-be [point] org

ACF- Belgique : 37 rue du Prince Royal  BP30 à 1050 Bruxelles

acf.belgique [arobase] scarlet [point] be   |   02 – 230 28 77

Association de la Cause freudienne en Belgique asbl  | Agenda en ligne des activités de l’ACF Belgique – Cliquez ici

BXL, 2 déc. : Zazie dans les Régions

Zazie dans les régions

Nouveau Réseau CEREDA

Zazie dans les régions

En décembre

Le groupe de travail Zazie à Bruxelles se réunira le mercredi 2 décembre 2009 au local de l’ACF-Belgique, 37 rue du Prince Royal, 1050 Bruxelles. Joëlle Hallet présentera à la lecture « La place des rêves » à partir de 2 textes parus dans le Bulletin 14 du Groupe petite enfance : « Le dessein du rêve » de Lilia Mahjoub et  « deux rêves » de Sonia Chiriaco. Puis Claire Morelle présentera un cas clinique à la discussion.

Renseignements : Fabienne Hody (fabienne.hody [arobase] skynet [point] be) ou Joëlle Hallet (joelle.hallet [arobase] skynet [point] be) .

Le groupe d’étude à Charleroi se réunira le 9 décembre 2009 à 20 heures, à CRIPSA, 33 rue Huart Chapel, Charleroi. Nous poursuivrons l’étude du thème « L’inconscient » en croisant clinique et textes de référence. La question de la supposition de sujet  de l’inconscient reste au travail avec une lecture pas à pas du chapitre 2 du séminaire XI de Jacques Lacan. Maïté Masquelier et Marie Jeanne Brichard feront part d’un travail avec une jeune adolescente au CPCT- Ados à Charleroi

Renseignements : Maïté Masquelier (maite.masquelier [arobase] voo [point] be) et Monique Vlassembrouck (monique.vlassembrouck [arobase] euphonynet [point] be).

Le groupe de travail Zazie à Liège se réunira le jeudi 10 décembre 2009 à 20h30  à l’Espace BEECKMAN, rue Beeckman 26, 4000 LIEGE. Nous avons pris comme fil de lecture du chapitre 2 du Séminaire XI la différenciation entre inconscient  et le sujet de l’inconscient. Nous poursuivrons cette lecture en nous référant à l’article de Jacques- Alain Miller » La nouvelle alliance conceptuelle de l’inconscient et du temps chez Lacan » dans La Cause freudienne n° 45..

Renseignements : Bernadette Schifflers : (schifflers.muller [arobase] skynet [point] be) ou Denis Gerard (gerarddcj [arobase] yahoo [point] fr) .

Le groupe d’etude à Tournai va poursuivre l’étude du thème de l’inconscient à partir du Séminaire XI de J. Lacan et duc livre de Graciela Brodsky, L’argument. Le chapitre VII « Aliénation- séparation » sera présenté par Nathalie Debue. Prochaine rencontres : le 11 décembre 2009 à 21 heures.

Renseignements : Véronique Servais (servais.v [arobase] courtil [point] be) et Guy Poblome ( poblome.g [arobase] honet [point] be)

Paris, 29 mai : XXXe Journée du Cereda





Institut du Champ freudien

XXXe Journée d’’étude du Cereda






Centre d’’Étude et de Recherche sur l’’Enfant dans le Discours Analytique






L’’inconscient sort de la bouche des enfants

Samedi 29 mai 2010

à la Mutualité (salon), 24, rue saint Victor – 75005 Paris

 

 

 

 

Epinglage de la Journée Zazie avec Daniel Roy – Matinée clinique

Epinglage

Journée de travail du groupe Zazie  Nouveau Réseau CEREDA

Avec Daniel Roy

« L’inconscient, c’est son invention »

10 octobre 2009

La matinée clinique

Par Maïté Masquelier

Lors de la matinée clinique de la Journée Zazie, Daniel Roy a commenté les présentations cliniques faites par Daniel Pasqualin, Véronique Robert, Monique Verhelle- Stasse et Yves Vanderveken,

Pour faire la place à ce que « l’inconscient c’est (sait) son invention », Daniel Roy, lors de cette matinée, a repris trois balises, trois questions qui nous ont orientées dans l’abord des cas présentés :

Où peut-on situer l’inconscient ? L’inconscient, ce n’est pas ses formations : les rêves, les lapsus, les actes manqués,… mais l’inconscient s’ouvre, s’invente, dans le temps d’avant. C’est ce qui a lieu, c’est ce qui arrive à un sujet. Daniel Roy ramène l’inconscient à ce petit trou qui fait effraction dans la réponse déjà trouvée du sujet.

Comment s’invente-t-il ? La possibilité de cette invention, sa condition sine qua non, c’est son accueil par un analyste, quelqu’un qui va permettre que ça se dise. Le sujet va décliner sa position, et c’est ça le moment où s’ouvre l’inconscient ; c’est ce mouvement-là, qui apparaît quand on dit ce qui se passe. Cette invention s’effective à chaque fois qu’un sujet dépose sa parole auprès de quelqu’un qui va se régler sur ce qui est dit. On voit là que la responsabilité de l’invention de l’inconscient est partagée par les deux protagonistes de l’entretien : un sujet qui dit ce qui lui arrive, et l’adresse de ce dire, l’analyste qui en dresse constat.

Et qu’est-ce qu’il cerne ? Ce trou, qu’est le mode d’apparition de l’inconscient, et qui divise le sujet, va le forcer à trouver un autre mode de réponse, qui se révèlera dans ses fictions. Les fictions sont des chaînes signifiantes, des histoires dans lesquelles les mots ont des valeurs diverses qui ont l’air d’enserrer quelque chose, de cerner une signification énigmatique. Pour faire ses fictions, le sujet se servira de ses signifiants fondamentaux. C’est dire qu’elles contiennent toujours en leur cœur une valeur de satisfaction indexée à un objet pulsionnel.

Il y a quelque chose qui échappe au sujet et qu’il s’agit de faire valoir. Mais là où, dans la névrose, l’inconscient s’atteste dans une béance, un gap qu’il s’agit de garder ouvert, comme nous le rappelle Daniel Roy, dans la psychose il n’y en a que greffe. C’est sur ce point qu’en opposition il présente cette structure, où l’inconscient est dit à ciel ouvert, et où il s’agit d’y greffer quelque chose du voile. Dans la psychose, l’inconscient nous est expliqué directement ; on ne doit pas le reconstruire. Chaque fois qu’un sujet parle ou que ça parle, chaque énoncé se boucle non pas sur une question, mais sur une certitude : c’est le verdict ! C’est la structure de l’immédiateté, et elle comporte en son sein l’acte d’accusation : de l’autre, de sa bouche, comme d’un oracle, vient l’insulte. Le travail de l’analyste est alors d’accompagner le sujet à élaborer un savoir sur sa structure, ce qui permettra de construire des barrières.

Daniel Roy terminera cette matinée en nous disant que de toute façon, quelle que soit la structure, on peut dire que le sujet a la responsabilité de son inconscient. Qu’il l’invente ou qu’il en fasse l’inventaire, il élabore un savoir sur la structure


Groupe de travail Zazie à Bruxelles

Le 10 octobre 2009 Zazie inaugurera le travail de l’année par une Grande Journée d’Etude avec Daniel ROY :

L’INVENTION DE L’INCONSCIENT au local de l’ACF-Belgique.

Cette journée marquera le point de départ de notre travail de cette année qui se poursuivra selon le principe suivant : articuler lectures des concepts théoriques à nos pratiques cliniques.

Dès notre première séance de travail, le 28 octobre 2009, nous nous appuierons sur un texte de Jacques-Alain Miller qui nous servira de fil conducteur cette année : « La nouvelle alliance conceptuelle de l’inconscient et du temps chez Lacan » paru dans La Cause freudienne n°45. A cette première séance Fabienne Hody relèvera quelques questions que ce texte ouvre. Joëlle Hallet commencera d’en articuler la pertinence par rapport à la question des rêves dont les enfants témoignent auprès de nous.

Nous nous retrouverons ensuite les mercredis 2 décembre, 13 janvier 2010, le 9 février, le 31 mars et 5 mai 2010 (+ 2 juin ?) au local de l’ACF-Belgique, de 20h30 à 22h30.

Pour rappel les textes sont disponibles à la bibliothèque ACF-Belgique, ouverte le lundi de 17h à 21h et le samedi de 13h à 15h (hors congés scolaires).

Tel/fax : 02/230 28 77, acf.belgique [arobase] scarlet [point] be

Joëlle Hallet

Fabienne Hody

Grande Journée d’Etude de ZAZIE le 10 octobre

Zazie

Grande Journée d’Etude de ZAZIE
L’INVENTION DE L’INCONSCIENT
avec Daniel ROY


La journée introduira au thème de travail du Cereda pour cette année.

Daniel Roy présidera la discussion clinique autour des travaux de Patricia Bosquin-Caroz, Daniel Pasqualin, Véronique Robert et Yves Vanderveken. L’après-midi, Daniel Roy conclura la journée par une conférence .

Argument: Comment les enfants inventent avec l’inconscient

Lacan écrit ceci : « L’inconscient, est le témoignage d’un savoir en tant que pour une grande part il échappe à l’être parlant.»

Quand l’ouverture à l’inconscient est possible, que fait le praticien des formations de l’inconscient, rêves, lapsus, actes manqués, qui ne manquent pas de surgir dès lors qu’on est disposé à les éveiller et à les accueillir ?

Pour répondre à cette question et orienter notre pratique avec les enfants, il apparaît d’abord essentiel de différencier l’inconscient « savoir » de l’inconscient « sujet », ainsi que nous y invite Jacques-Alain Miller : « Définir l’inconscient comme sujet est à l’opposé de le définir comme savoir ».

L’inconscient comme savoir, comme paroles dites au sujet, comme surmoi, est fait de «formules inscrites programmant le sujet». Cette face est affaire de répétition se présentant toujours «comme si c’était la première fois» et vise un noyau de réel inassimilable dont le modèle est le trauma, manque dans ce savoir.

Tandis que l’inconscient comme sujet met l’accent «sur la rencontre au hasard, sur l’imprévu, et même au-delà sur l’imprévisible», soit sur le fait que tout n’est pas joué avant six ans. Cette face s’offre comme temporalité d’ouverture puis de fermeture, «temporalité de l’éclair, perceptible dans le lapsus, temporalité de ce qui apparaît pour disparaître aussitôt», manque à être donc.

On aperçoit ici l’enjeu éthique d’une pratique ouverte à la dynamique de l’inconscient, à sa face « sujet ». A notre époque qui veut tout prévoir, tout programmer, il ne faudrait en effet pas que nous ajoutions l’inconscient surmoïque comme une programmation supplémentaire réduisant le sujet au silence de la pulsion. Il s’agira, au contraire, grâce à la présence de l’analyste, d’ouvrir pour le sujet un futur non écrit à l’avance.

Cet engagement, c’est aussi bien celui du praticien que celui de l’enfant, analysant à part entière… si ses parents l’y autorisent.

Pour quelle sorte de savoir faire ?

Un savoir-faire de « bricoleur », dit Jacques-Alain Miller.

« C’est comme avec le lego. Une fois que vous avez fait une réalisation avec le lego, vous le redéfaites, vous le rangez dans sa boîte, et puis après, avec les mêmes éléments, vous allez les monter autrement. (…) Le lego n’est pas le comble de la spéculation conceptuelle, mais c’est ça le bricolage à la disposition de tous.»

Dès le début des entretiens et tout au long de ceux-ci, des conditions sont nécessaires pour que l’enfant et les adultes qui l’accompagnent puissent consentir à s’engager, en compagnie du praticien à la rencontre de l’inouï et de l’inédit. C’est ce que nous explorerons et étudierons cette année dans le groupe Zazie du Nouveau Réseau Cereda

Joëlle Hallet

Renseignements: