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Psychanalyse et folie – 5 mai 2012

 

 

 

 
 
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ACF- Belgique : 37 rue du Prince Royal  BP30 à 1050 Bruxelles

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Autisme et Psychanalyse – 5 – Communiqué de presse


Conférence de Presse – Forum

Autisme et Psychanalyse

Bruxelles, le 28 avril 2012 de 14h30 à 17h30

Possibilité d’y assister et d’y participer que par virement bancaire préalable, dès maintenant,

des frais d’inscription de 20 euros – 068–0929750–32

(nombre de places limité à 180 personnes)

COMMUNIQUE DE PRESSE

CONFERENCE DE PRESSE – FORUM

L’ACF-Belgique sous l’égide de

l’Institut Psychanalytique de l’Enfant

Université Populaire Jacques Lacan

POUR UN ABORD CLINIQUE DE L’AUTISME

Bruxelles – 28 avril 2012

De 14h30 à 17h30

Accueil dès 14h

Maison des Associations Internationales

rue de Washington, 40

1050 Bruxelles

Un rapport très contesté de la Haute Autorité de Santé française relatif aux « bonnes pratiques » en matière d’autisme inaugure une nouvelle « guerre ouverte » contre la psychanalyse et l’ensemble des pratiques psychodynamiques. Il provoque un émoi sans précédent dans l’ensemble du secteur de la santé mentale. Ce mouvement gagne la Belgique. Politiciens, institutions de formation et médias sont assiégés par un lobbying puissant, mais peu représentatif. Certains subissent ces assauts en silence, d’autres les relayent avec complaisance.

Ce débat dépasse toutes les frontières : celles de l’autisme, de la psychanalyse et de la Belgique. Il vise à imposer un modèle de politique de soins qui se passe de l’abord clinique et psychodynamique de l’humain. Toutes les structures de soins (PMS, centre de guidance, institutions d’accueil, etc.) et tous les praticiens sont concernés. C’est leur existence même et l’indépendance de leurs pratiques qui sont en jeu.

L’Association de la Cause freudienne en Belgique, sous l’égide de l’Institut Psychanalytique de l’Enfant de l’Université Populaire Jacques Lacan, prend l’initiative de convoquer une Conférence de presse-Forum exceptionnelle – Pour un abord clinique de l’autisme – le samedi 28 avril 2012.

Il s’agira de tenter de comprendre sereinement le phénomène, d’éclairer et d’informer l’opinion, les politiques et les médias. De nombreux spécialistes et personnes concernées y interviendront.

L’assistance à l’évènement se fait sur inscription préalable. Nous nous réservons le droit d’entrée. Le nombre d’entrées est limité à 180 personnes. L’ensemble des interventions sera filmé.

Infos :

Yves Vanderveken, Président de l’ACF-Belgique, yves.vanderveken [arobase] skynet [point] be

Dr. Alexandre Stevens, Psychiatre, Enseignant à la formation continue de l’ULB, alexandre.stevens [arobase] chello [point] be

 

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Autisme et Psychanalyse – 6

 

 

 

Conférence de Presse – Forum

Autisme et Psychanalyse

Bruxelles, le 28 avril 2012 de 14h30 à 17h30

Frais d’inscription et de participation de 20 euros

 

OUVERTURE DE PLACES SUPPLEMENTAIRES (BALCON)

 

POSSIBILITE DE PAIEMENT DE L’INSCRIPTION SUR PLACE

  

 

CONFERENCE DE PRESSE – FORUM

 

L’ACF-Belgique sous l’égide de

l’Institut Psychanalytique de l’Enfant

Université Populaire Jacques Lacan

 

POUR UN ABORD CLINIQUE DE L’AUTISME

 

Bruxelles – 28 avril 2012

De 14h30 à 17h30

Accueil dès 14h

 

Maison des Associations Internationales

rue de Washington, 40

1050 Bruxelles

 

 

Un rapport très contesté de la Haute Autorité de Santé française relatif aux « bonnes pratiques » en matière d’autisme inaugure une nouvelle « guerre ouverte » contre la psychanalyse et l’ensemble des pratiques psychodynamiques. Il provoque un émoi sans précédent dans l’ensemble du secteur de la santé mentale. Ce mouvement gagne la Belgique. Politiciens, institutions de formation et médias sont assiégés par un lobbying puissant, mais peu représentatif. Certains subissent ces assauts en silence, d’autres les relayent avec complaisance.

 

Ce débat dépasse toutes les frontières : celles de l’autisme, de la psychanalyse et de la Belgique. Il vise à imposer un modèle de politique de soins qui se passe de l’abord clinique et psychodynamique de l’humain. Toutes les structures de soins (PMS, centre de guidance, institutions d’accueil, etc.) et tous les praticiens sont concernés. C’est leur existence même et l’indépendance de leurs pratiques qui sont en jeu.

 

L’Association de la Cause freudienne en Belgique, sous l’égide de l’Institut Psychanalytique de l’Enfant de l’Université Populaire Jacques Lacan, prend l’initiative de convoquer une Conférence de presse-Forum exceptionnelle – Pour un abord clinique de l’autisme – le samedi 28 avril 2012.

 

Il s’agira de tenter de comprendre sereinement le phénomène, d’éclairer et d’informer l’opinion, les politiques et les médias. De nombreux spécialistes et personnes concernées y interviendront.

Infos :

 

Yves Vanderveken, Président de l’ACF-Belgique, yves.vanderveken [arobase] skynet [point] be

 

Dr. Alexandre Stevens, Psychiatre, Enseignant à la formation continue de l’ULB, alexandre.stevens [arobase] chello [point] be

 

 

 

 

 

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Autisme et Psychanalyse – 4 – dossier de presse

 

 

 

Conférence de Presse – Forum

Autisme et Psychanalyse

Bruxelles, le 28 avril 2012 de 14h30 à 17h30

Possibilité d’y assister et d’y participer que par virement bancaire préalable, dès maintenant,

des frais d’inscription de 20 euros – 068–0929750–32

(nombre de places limité à 180 personnes)

 

DOSSIER DE PRESSE

 

Pourquoi ?

Ces derniers mois, une étrange campagne médiatique vise à exclure la psychanalyse de la prise en charge des enfants et adolescents autistes. Celle-ci se noue, en France, à une proposition de loi qui a suscité l’indignation de tous les représentants professionnels et des plus grandes associations représentant les familles.

 

Cette campagne est soutenue par un intense travail de lobbying international qui allègue des intentions louables : améliorer les conditions de vie d’une catégorie de la population. Il s’agit, en fait, d’obtenir des pouvoirs publics l’exclusivité des subventions au bénéfice de méthodes de conditionnement, proposant des solutions ready-made aux familles qui cherchent avec inquiétude des voies de réponse à une réelle pénurie d’accueil institutionnel.

 

Qui ?

L’ACF-Belgique, communauté belge de l’École de la Cause freudienne, souhaite défendre ses convictions et faire valoir son point de vue, sous l’égide de l’Institut psychanalytique de l’Enfant réunissant psychanalystes, intervenants d’institutions spécialisées, professionnels du champ de l’enfance, qui, tous, agissent depuis de nombreuses années auprès d’enfants en souffrance, en s’orientant de la psychanalyse de Freud et de Lacan, et des avancées les plus actuelles de la recherche clinique. Les institutions belges qui s’inscrivent dans cette orientation contribuent très largement au travail d'élaboration de cette question de l'autisme en Belgique depuis deux décennies. Elles initient à la pratique en institution des intervenants venant du monde entier.

 

Ce sont des psychiatres d’enfant et des psychologues formés à la psychanalyse qui, au cours des années ’60 -’70, se préoccupèrent d’extraire les enfants autistes, jusqu’alors placés en hôpital psychiatrique ou en institution fermée, de la dimension déficitaire où ils étaient assignés. L’idée d’une possibilité de traitement et d’apprentissages qui tient compte de leur symptôme de sujet, sans passer par la coercition, prit forme sur base de travaux anglo-saxons et de psychanalystes audacieux. Dans cet élan, des offres d’accueil non fondées sur le déficit et soucieuses de la particularité de chaque sujet virent le jour.

 

La situation familiale fait aujourd’hui partie de cette particularité, les constellations familiales étant loin d’être identiques. Les parents sont reçus, écoutés. Les enfants ou adolescents, accueillis dans des petits groupes, sont sollicités pour des « ateliers » où peuvent se décliner leurs intérêts. Ils expérimentent de nouveaux rapports avec les objets, avec les demandes, et avec ce qui structure le monde de tous les enfants, mais dont ils se défendent, au cours des moments de repas, de jeux ou d’étude.

 

Cette longue expérience a fait l’objet de nombreuses publications et de recueil de travaux. Elle n’aurait pu se soutenir sans la référence quotidienne à la psychanalyse, à ses textes, à son enseignement vivant.

 

Pourquoi la psychanalyse aujourd’hui dans le traitement de l’enfant autiste ?

L’expérience d’une psychanalyse personnelle donne aux intervenants un outil sans égal pour ajuster leur action auprès des sujets autistes, en se tenant à distance d’idéaux de normalisation ou de normalité, incompatibles avec l’accompagnement professionnel de sujets en souffrance.

 

Ce respect de la position du sujet est la boussole qui oriente notre action. Il ne s’agit en aucun cas de laisser l’enfant ou l’adolescent, être le jouet de ses stéréotypies, répétitions ou écholalies, mais bien de les prendre en compte comme un premier traitement élaboré par l’enfant pour se défendre, puis d’y introduire, par une présence discrète, des éléments nouveaux qui vont complexifier son « monde ».

 

L’enjeu est de permettre de localiser l’angoisse de l’enfant ou la perplexité que déclenche en lui l’interpellation d’un autre. Il en est de même pour la mise en jeu des fonctions du corps en lien avec cette demande. Les psychanalystes ont depuis longtemps noté la dimension de rituels de protection que constituent de nombreux traits symptomatiques invalidants. La création ou la découverte par l’enfant d’un « objet autistique », quelle qu’en soit la forme, est souvent une ressource féconde pour créer des liens et des espaces nouveaux, plus libres.

 

Les psychanalystes soutiennent l’inscription des enfants autistes dans des dispositifs d’apprentissage. Ils mettent en valeur que le sujet autiste est déjà bien souvent « au travail ». Les autistes dits « de haut niveau » témoignent en ce domaine d’un investissement massif de la pensée, du langage, et du domaine cognitif, où ils trouvent des ressources inédites. En revanche, ils s’élèvent avec la plus grande force contre des méthodes dites « d’apprentissage intensif », qui sont en réalité des méthodes de conditionnement comportemental. Celles-ci utilisent massivement le lobbying, voire l’intimidation, pour promouvoir des « prises en charge » totalitaires et totalisantes, qui s’autoproclament seul traitement valable de l’autisme. Loin de cette réduction, les psychanalystes souhaitent promouvoir différentes approches de l’apprentissage.

Les classifications actuelles des troubles mentaux – spécialement le DSM – jettent une grande confusion dans le débat, réunissant au même niveau diagnostic des symptômes de l’enfance tels que le bégaiement, l’énurésie, ou les « troubles » référés à une normalité sociale (tels que les « troubles oppositionnels avec provocation » ou les « troubles des conduites »), et l’autisme proprement dit (« trouble autistique »).

Des hypothèses étiologiques multiples présentées comme des vérités scientifiques, à la suite d’un unique article paru dans une revue, bien souvent réfuté ultérieurement, circulent dans les médias et affolent les familles. Ces hypothèses causales répondent à la réduction de l’autisme à un trouble du développement, présenté comme une maladie génétique, voire épidémique.

Les psychanalystes suivent tous les débats scientifiques autour des causes de l’autisme infantile. Quelles que soient ces causes, elles ne peuvent réduire le sujet à une mécanique.

Ils prennent en compte les souffrances qu’ils rencontrent, et promeuvent les institutions et les pratiques qui garantissent à l’enfant et sa famille qu’ils seront respectés dans le moment subjectif qui est le leur. Ils facilitent, chaque fois que possible, l’insertion de l’enfant dans des liens sociaux qui ne le mettent pas à mal. Ils ne détiennent pas une vérité « psychologique » sur l’autisme. Ils ne proposent aucune « méthode éducative » exclusive. Ils sont porteurs d’un message clair pour le sujet autiste, pour ses parents, et pour tous ceux qui, en institution ou en accueil singulier, prennent le parti de les accompagner. Les psychanalystes, en effet, parient qu’il est possible de construire un autre monde que le monde de défense et de protection où est enfermé l’enfant autiste. Il est possible de construire une nouvelle alliance du sujet et de son corps. L’effort de tous vise à démontrer cliniquement cette possibilité.

 

Dossier de presse rédigé par Pascale Simonet à partir du document de la Commission d’initiative de l’IPE : « Autisme et psychanalyse : nos convictions ».

Pour de plus amples informations : www.lacan-universite.fr

 


 

L’ACF-Belgique convoque une

CONFERENCE DE PRESSE

FORUM

sous l’égide de

L’Institut Psychanalytique de l’Enfant

Université Populaire Jacques Lacan

 

AUTISME ET PSYCHANALYSE

À Bruxelles, le 28 avril 2012

 

Le rapport contesté et déjà invalidé de la Haute Autorité de Santé en France sur les «bonnes pratiques» en matière d’autisme engendre un nouvel épisode de «guerre ouverte» contre la psychanalyse. Il provoque un mouvement d’émoi sans précédent dans le secteur de la santé mentale.

 

La même chose a cours en Belgique. Les politiques, les académies et les médias subissent ou relayent, parfois complaisamment, un lobbying aussi peu représentatif que puissant.

 

Cela dépasse l’autisme, la psychanalyse et la Belgique pour converger vers un discours contemporain de modèle de politique de soins qui conduit à éliminer l’abord clinique et psychodynamique de l’humain. Sont concernés, dans leur existence même et l’indépendance au niveau de leurs pratiques, toutes les structures de soins (PMS, centre de guidance, institutions d’accueil, etc.) et les praticiens.

 

L’Association de la Cause freudienne en Belgique, sous l’égide de l’Institut Psychanalytique de l’Enfant de l’Université Populaire Jacques Lacan, prend l’initiative de convoquer une Conférence de presse-Forum exceptionnelle – Pour un abord clinique de l’autisme – le samedi 28 avril 2012, à la Maison des Associations Internationales, rue de Washington, 40, à 1050 Bruxelles.

 

Il s’agira de tenter de comprendre sereinement le phénomène, d’éclairer et d’informer l’opinion, les politiques et les médias. De nombreux spécialistes et personnes concernées y interviendront.

 

On ne pourra assister à l’évènement que sur inscription préalable. Le nombre de places est limité à 180. Il sera filmé.

 

Pour y participer, il faut verser dès maintenant la somme de 20 euros sur le compte bancaire de l’ACF-Belgique, 068–0929750–32 (BE90 0680 9297 5032), avec  la communication « Conférence de presse ».

 

Aucune inscription sur place ne sera possible. Nous nous réservons le droit d’entrée.

 

L’évènement aura lieu de 14h30 à 17h30. L’accueil s’y fera dès 14h.

 

 

 

 

 

 

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L’Agenda d’or de l’ACF-Belgique

 

 

 

 

L’ Agenda de l’ACF-Belgique

des semaines et mois qui suivent

 

En ajout du programme d’activités déjà établi jusqu’au mois de juin 2012,

dont vous retrouverez le programme détaillé à l’adresse suivante,

http://www.champfreudien.be/

ainsi que dans les annonces régulières de cette liste de diffusion,

et de la Conférence de Presse – Forum sur Autisme et Psychanalyse

du 28 avril 2012

 


l’ACF-Belgique

annonce qu’elle organise


 

Le samedi 12 mai 2012

de 15h à 17h30

une conférence-rencontre,

au HUB, 37 rue du Prince Royal à 1050 Bxl,

avec la psychanalyste et écrivaine

CATHERINE MILLOT

à l’occasion de son œuvre et de la sortie de son dernier livre : Ô Solitude

La rencontre sera animée par Gil Caroz

 


 

Le jeudi 24 mai 2012

(changement de date !)

De 20h à 22h30

nous accueillerons, en collaboration et au

WIELS, musée d’art contemporain bruxellois,

CATHERINE MILLET

à l’occasion de la parution de son dernier livre d’entretien : D’art press à Catherine M

La rencontre sera animée par

Dirk Snauwaert – directeur du Wiels

et…

    Marie-Hélène Brousse

 


 

 Le samedi 2 juin 2012

De 15h à 18h

 au HUB, 37 rue du Prince Royal à 1050 Bxl,

LA TABLE RONDE DES AE

« La langue et le corps »

co-organisé avec la Section clinique de Bruxelles

Animée par Alain Merlet 

avec les interventions de

Patricia Bosquin-Caroz, Sonia Chiriaco, Anne Lysy et Guy Briole

 

Cette table ronde sera précédée le matin par les Assemblées Générales de l’APCF et de l’ACF-Belgique, réservées aux membres

 



 

Le samedi 8 septembre 2012

De 10h à 18h

La rentrée se fera par le retour de la

JOURNEE D’ETUDE

DE L’ACF-Belgique

Lecture de l’Etre et l’Un

de Jacques-Alain Miller

 


 

 

Notez-les d’ores et déjà dans votre agenda !

 

 

 

 

 

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Autisme et Psychanalyse – 3

 

 

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Conférence de Presse – Forum

Autisme et Psychanalyse

Bruxelles, le 28 avril 2012 de 14h30 à 17h30

Possibilité d’y assister et d’y participer que par virement bancaire préalable, dès maintenant,

des frais d’inscription de 20 euros – 068–0929750–32

(nombre de places limité à 180 personnes)

 

Par Lacan Quotidien n°194 : http://www.lacanquotidien.fr/blog/2012/04/lacan-quotidien-n194-%E2%80%A2la-chronique-deric-laurent%E2%80%A2-autisme-epidemie-ou-etat-ordinaire-du-sujet/

 

La chronique d’Éric Laurent

Autisme :

Épidémie ou état ordinaire du sujet ?

 

Le jeudi 29 mars, les chiffres sont tombés. Non pas ceux du CAC 40 ou du NASDAQ, ni ceux des dernières vagues de sondages d’avant-présidentielle, mais ceux du CDC.

 

Dans son acronyme américain, le Center for Disease Control and Prevention, omet le P. Ces chiffres ne sont pas bons. La prévalence de l’autisme ne cesse d’augmenter. Elle est maintenant de 1 enfant sur 88, soit, étant donné la dissymétrie de la sensibilité des sexes, de 1 sur 54 garçons. Cela fait 25% depuis 2006 et 78% d’augmentation depuis 2000-2002, date du début du chiffrage par le CDC. Ces chiffres ont été obtenus en utilisant les données fournies par 14 états concernant les enfants diagnostiqués dans les écoles et les systèmes de santé, dans un réseau formant une base de données intégrée. Les écarts de prévalence entre états vont de 1 à 4. De 1 sur 210 dans l’Alabama à 1 sur 47 dans l’Utah. On prévoit donc qu’à mesure que l’on diagnostiquera mieux dans les états pauvres comme l’Alabama, et que les enfants des communautés noires et hispaniques recevront plus volontiers le diagnostic, les chiffres vont mécaniquement toujours augmenter. Plusieurs écoles s’affrontent pour interpréter ces résultats.

 

La première est celle des responsables des différentes instances de la bureaucratie sanitaire. D’abord le directeur du CDC, Thomas Frieden, qui déclarait à Alice Park, sur le site du Time Magazine « Au point où nous en sommes, je pense qu’il y a une possibilité que l’augmentation des chiffres sur l’autisme soient entièrement le résultat d’un meilleur repérage. Nous ne savons pas si c’est le cas, mais c’est une possibilité ». Pour rassurer les parents, et faire face aux futures augmentations, il ajoute « Ce que nous savons de façon certaine est que l’autisme est commun, que les enfants avec autisme ont besoin de bénéficier de services efficaces. Nous devons accroître le nombre d’enfants diagnostiqués, diagnostiqués précocement et d’augmenter le nombre d’enfants dans nos programmes le plus tôt possible ». Il rassure donc en parlant d’une augmentation des programmes d’accueil réservés aux sujets autistes. Il veut enfin transformer les parents angoissés en acteurs du système : « Il est important que les parents qui ont des préoccupations les rendent manifestes. Toute préoccupation doit être prise au sérieux. N’attendez pas ! ».

 

Le directeur du National Institute of Mental Health, le NIMH, Thomas Insel, s’est lui aussi inscrit dans cette perspective. L’augmentation serait due à une meilleure sensibilité au problème, un meilleur repérage, un accès plus important à des programmes spéciaux pour les autistes et à des services au sein de l’école publique. Il considère que les sujets sont davantage diagnostiqués sous la pression des parents qui ont ainsi accès à des services à la personne et des aides spécialisées.

 

On parle donc d’un facteur de « substitution diagnostique » que l’on préfère à « effet de conformisation ». La grande revue Pediatrics, de l’American Academy of Pediatrics consacre régulièrement des articles à cet effet de substitution dans la façon dont les enfants sont classés, aussi bien dans les centres de santé que dans les services de l’éducation spécialisée (Special Education). Dans un premier temps, on constate simplement que le lit de Procuste s’étend et que tout le monde a sa place dans le « spectre du trouble ». Tous ceux qui étaient classés comme retardés mentaux ou schizophrènes ou handicapés au sens large, sont maintenant autistes. Ce qui rassurait aussi les pédiatres était qu’en comparant les chiffres de l’éducation spéciale et ceux prévus par l’épidémiologie, on restait en dessous des chiffres prévus par le système de santé.

 

C’est ce qui est mis maintenant en doute par le CDC qui intègre les deux dimensions, école et santé, dans son chiffrage. Les responsables du NIMH et du CDC sont très soucieux d’un effet pervers de « l’épidémie » d’autisme dans la mesure où si un « facteur environnemental » lui est associé, le plus fréquemment cité est la vaccination. On se souvient de la panique lancée par Andrew Wakefield et sa théorie d’une corrélation entre autisme et vaccin Rougeole-Oreillon-Rubéole (vaccin ROR). Quel que soit le rejet de cette théorie, l’augmentation aussi rapide de la prévalence de l’autisme aux USA amène les parents à refuser les vaccinations. On sait que la liberté de choix est un point auquel les américains sont très attachés. Ce refus provoque maintenant des épidémies de rougeole, d’oreillons et de coqueluche qui avaient disparu du champ de la pédiatrie. Si ces refus s’accentuent on craint la survenue de petites catastrophes sanitaires. Le rapport différent qu’entretiennent jusqu’ici les parents avec leurs pédiatres de ce côté-ci de l’Atlantique nous évite ces régressions sanitaires. Pour combien de temps ? Les tenants du « retard français » aidant, nous pourrions aussi céder à ces sirènes, avec les mêmes conséquences prévisibles.

 

Une autre école d’interprétations est représentée par « Autism Speaks », l’association dont « Ensemble pour l’autisme» s’est inspirée pour son programme et ses méthodes. Son président, Mark Rothmayr, pense que le rôle joué par un meilleur diagnostic de l’affection ne rend compte que de la moitié de son augmentation. Dans le fil du discours de l’association, il parle de catastrophe nationale et de la nécessité d’un « plan national » pour y répondre. La revue « Disabilities Studies Quaterly », « la première revue dans le champ des études sur le handicap », publiée par Ohio State University, a publié en 2012, sous la signature d’Alicia A. Broderick, professeur de sciences de l’éducation à Columbia, une intéressante analyse de la rhétorique d’Autism Speaks . Comme professeur des sciences de l’éducation, elle est pour l’inclusion des enfants handicapés et/ou autistes dans le système de l’école publique et contre les programmes comportementalistes spécialisés comme ABA. Elle analyse de ce point de vue la rhétorique et les méthodes qui contribuent au développement de l’industrie ABA, au détriment de l’école publique. Elle analyse trois moments rhétoriques décisifs aux USA qui ont configuré le moment actuel du discours sur l’autisme. D’abord en 1987, l’article de Lovaas qui est le premier à parler de « guérison » dans l’autisme. Ensuite, en 1993, la publication du récit autobiographique de Catherine Maurice racontant son utilisation d’un programme du genre ABA avec ses enfants parce que seul fondé du « point de vue scientifique ». Enfin, en 2005, la création d’Autism Speaks avec son style de rhétorique publicitaire d’entreprise et sa stratégie politique. Elle repère « Le déploiement omniprésent de la rhétorique de l’autisme comme « maladie » et comme « épidémie » à travers son Conseil publicitaire sur les annonces de service public ». Elle considère comme un coup de maître rhétorique de faire admettre les interventions comportementales comme un « traitement médicalement nécessaire » pour un phénomène constitué comme « maladie », dont la cause est à la fois « génétique » et « épidémique ». Nous voyons, en France, combien la stratégie rhétorique du coordinateur du mouvement « Ensemble pour l’autisme », Vincent Gerhards, adapte la formule américaine à la situation française et européenne. Dans une pleine page d’un grand quotidien, sous forme de Communiqué, il se félicite des « Recommandations » de la HAS, qu’il transforme en une étape de son programme. « Pour la première fois, l’efficacité des approches éducatives, développementales et comportementales est reconnue, et ces approches sont recommandées… De plus, prenant appui sur la pétition lancée par le collectif Autisme, le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a saisi le Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur le coût économique et social de l’autisme, qui doit rendre son rapport en octobre 2012 ». Sur la même page, deux autres grandes accroches. Un entretien avec le généticien français qui dirige le département de Neuroscience à l’Institut Pasteur, sous le titre : « La découverte de gènes impliqués change la donne » ; et un autre entretien avec une responsable « Mécénat Santé Handicap » de la Fondation Orange, qui répond à la question : « Pourquoi la Fondation Orange a-t-elle choisi de financer des projets sur l’autisme ? ». Le titre de l’article du généticien est un peu forcé car il présente la chose comme faite alors que celui-ci dit « Pas à pas, nous avançons ainsi dans la compréhension des causes génétiques de l’autisme. Mais presque chaque cas est lié à un gène différent. Nous sommes encore dans ce travail de découverte des gènes impliqués et de leur rôle respectif ». Le paradoxe du fondement génétique du « spectre du trouble autistique » est ainsi posé : loin de trouver des gènes communs au trouble du spectre de l’autisme, on en est à établir que dans chaque cas les gènes sont différents, ce qui suppose le diagnostic préalable. L’important est le recours aux « données scientifiques ». Sur cette page, nous retrouvons le triptyque rhétorique d’Autism Speaks : l’ABA comme réponse médicale nécessaire à une épidémie génétique dans un partenariat public (CESE) et privé (Fondation Orange), sous le contrôle du « collectif Ensemble pour l’Autisme ».

 

Au delà des deux écoles d’interprétation, l’augmentation rapide des chiffres de la prévalence de l’autisme, laisse planer un doute sur son fondement génétique. La mise au point récente par le Centre d’excellence sur l’autisme de San Diego, d’un test permettant de dépister l’autisme en cinq minutes dès l’âge d’un an va sans doute aussi contribuer à l’augmentation. Il est maintenant à la portée de tout le monde de faire entrer un sujet dans la catégorie. D’où viendrait donc la mutation génétique qui pourrait provoquer de tels effets ?

 

Le 4 avril, des généticiens proposaient une nouvelle théorie qui répondait à la question. Trois études indépendantes publiées sur le site de la revue Nature prennent en compte le nombre de gènes concernés dans les altérations des gènes qui contrôlent le développement cérébral. Ils sont des centaines voire plus d’un millier, dont les mutations rares pourraient rendre compte de 15 à 20% des autismes. La méthode a consisté à comparer le matériel génétique obtenu par prises de sang de parents qui n’étaient pas autistes et qui ont donné naissance à un enfant autiste. Ils ont ainsi isolé des mutations d’une génération à l’autre : des mutations appelées « de novo ». Le problème est que l’on connaît peu de choses sur le rôle des mutations rares « de novo » souligne Aravinda Chakravarti de l’Institut de Médecine Génétique de l’université John Hopkins.

 

Puisqu’on a retrouvé la même mutation de novo sur un même gène chez deux enfants qui n’avaient rien d’autre en commun, une équipe considère que cette mutation est causale. Une autre équipe a trouvé un problème sur le même gène ainsi que sur deux autres identifiés de la même manière dans un échantillon de familles ayant un enfant autiste. D’où l’hypothèse formulée par Mark Daly de Harvard : « les enfants avec autisme ont un rythme de mutation de novo plus élevé en moyenne, et les effets sont plus sévères ». Mais surtout, le risque de ces mutations augmente avec l’âge des parents, spécialement l’âge du père. On aurait alors mis la main sur ce qui dans notre style de vie rendrait compte de l’augmentation de l’autisme. Le paradoxe de cette hypothèse est qu’elle reviendrait à culpabiliser scientifiquement les parents de l’autisme des enfants. Elle complique aussi les recherches qui portaient sur l’épigénétique dans son ensemble. Comment observer les facteurs spécifiques affectant des familles dans un environnement qui ne peut être réduit à des variables contrôlées dans un laboratoire sur ce millier de gênes ? Le nombre galopant des autistes sera réduit à partir de la fin de l’année par l’adoption d’un critère plus restrictif d’inclusion dans le spectre du trouble. La commission responsable dans le DSM de la définition de l’autisme a décidé d’en exclure les Asperger et les troubles envahissant du développement non autrement spécifiés (TED-NAS), ces catégories plus amples qui, depuis 1994, avaient permis d’accroître plus largement la catégorie. On aura ainsi un effet mécanique assuré de réduction et des chiffres moins inquiétants. Fred R. Volkmar du Child Study Center de Yale est catégorique : « Ces changements mettront fin à l’épidémie d’autisme ». La mesure suffira-t-elle ?

 

Le débat statistique ne fait-il pas apparaître un statut quasi ordinaire de l’autisme ? Si l’on définit l’être parlant comme un être de communication, on découvre une faille radicale dans celle-ci. Le début du 20ème siècle a été celui de la découverte de l’étendue de la névrose et du conflit psychique. La fin du siècle dernier a été marquée par le statut ordinaire de la psychose et de la dépression. Le 21ème siècle ne sera-t-il pas celui de l’évidence d’un statut ordinaire de l’autisme ?


 

L’ACF-Belgique convoque une

CONFERENCE DE PRESSE

FORUM

sous l’égide de

L’Institut Psychanalytique de l’Enfant

Université Populaire Jacques Lacan

 

AUTISME ET PSYCHANALYSE

À Bruxelles, le 28 avril 2012

 

Le rapport contesté et déjà invalidé de la Haute Autorité de Santé en France sur les «bonnes pratiques» en matière d’autisme engendre un nouvel épisode de «guerre ouverte» contre la psychanalyse. Il provoque un mouvement d’émoi sans précédent dans le secteur de la santé mentale.

 

La même chose a cours en Belgique. Les politiques, les académies et les médias subissent ou relayent, parfois complaisamment, un lobbying aussi peu représentatif que puissant.

 

Cela dépasse l’autisme, la psychanalyse et la Belgique pour converger vers un discours contemporain de modèle de politique de soins qui conduit à éliminer l’abord clinique et psychodynamique de l’humain. Sont concernés, dans leur existence même et l’indépendance au niveau de leurs pratiques, toutes les structures de soins (PMS, centre de guidance, institutions d’accueil, etc.) et les praticiens.

 

L’Association de la Cause freudienne en Belgique, sous l’égide de l’Institut Psychanalytique de l’Enfant de l’Université Populaire Jacques Lacan, prend l’initiative de convoquer une Conférence de presse-Forum exceptionnelle – Pour un abord clinique de l’autisme – le samedi 28 avril 2012, à la Maison des Associations Internationales, rue de Washington, 40, à 1050 Bruxelles.

 

Il s’agira de tenter de comprendre sereinement le phénomène, d’éclairer et d’informer l’opinion, les politiques et les médias. De nombreux spécialistes et personnes concernées y interviendront.

 

On ne pourra assister à l’évènement que sur inscription préalable. Le nombre de places est limité à 180. Il sera filmé.

 

Pour y participer, il faut verser dès maintenant la somme de 20 euros sur le compte bancaire de l’ACF-Belgique, 068–0929750–32 (BE90 0680 9297 5032), avec  la communication « Conférence de presse ».

 

Aucune inscription sur place ne sera possible. Nous nous réservons le droit d’entrée.

 

L’évènement aura lieu de 14h30 à 17h30. L’accueil s’y fera dès 14h.

 

 

 

 

 

 

Association de la Cause freudienne en Belgique asbl  | Agenda en ligne des activités de l’ACF Belgique – Cliquez ici

 

 

 

 

 

 

Courrier de l’ACF Belgique

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ACF- Belgique : 37 rue du Prince Royal  BP30 à 1050 Bruxelles

acf.belgique [arobase] scarlet [point] be   |   02 – 230 28 77

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Autisme et Psychanalyse – 2

 

 

 

 

Conférence de Presse – Forum

Autisme et Psychanalyse

Bruxelles, le 28 avril 2012 de 14h30 à 17h30

Possibilité d’y assister et d’y participer que par virement bancaire préalable, dès maintenant,

des frais d’inscription de 20 euros – 068–0929750–32

(nombre de places limité à 180 personnes)

 

Important de s’inscrire dès maintenant en procédant au virement des frais d’inscription, seule procédure possible pour y assister et y participer !

 


La conférence de presse -Forum a maintenant sa page

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L’ACF-Belgique convoque une

CONFERENCE DE PRESSE

FORUM

sous l’égide de

L’Institut Psychanalytique de l’Enfant

Université Populaire Jacques Lacan

 

AUTISME ET PSYCHANALYSE

À Bruxelles, le 28 avril 2012

 

Le rapport contesté et déjà invalidé de la Haute Autorité de Santé en France sur les «bonnes pratiques» en matière d’autisme engendre un nouvel épisode de «guerre ouverte» contre la psychanalyse. Il provoque un mouvement d’émoi sans précédent dans le secteur de la santé mentale.

 

La même chose a cours en Belgique. Les politiques, les académies et les médias subissent ou relayent, parfois complaisamment, un lobbying aussi peu représentatif que puissant.

 

Cela dépasse l’autisme, la psychanalyse et la Belgique pour converger vers un discours contemporain de modèle de politique de soins qui conduit à éliminer l’abord clinique et psychodynamique de l’humain. Sont concernés, dans leur existence même et l’indépendance au niveau de leurs pratiques, toutes les structures de soins (PMS, centre de guidance, institutions d’accueil, etc.) et les praticiens.

 

L’Association de la Cause freudienne en Belgique, sous l’égide de l’Institut Psychanalytique de l’Enfant de l’Université Populaire Jacques Lacan, prend l’initiative de convoquer une Conférence de presse-Forum exceptionnelle – Pour un abord clinique de l’autisme – le samedi 28 avril 2012, à la Maison des Associations Internationales, rue de Washington, 40, à 1050 Bruxelles.

 

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Autisme et Psychanalyse – 1

 

 

 

 

Conférence de Presse – Forum

Autisme et Psychanalyse

Bruxelles, le 28 avril 2012 de 14h30 à 17h30

Inscription uniquement par virement bancaire

20 euros – 068–0929750–32

 

Lacan Quotidien annonce la Conférence de Presse de Bruxelles, avec un texte

d’Eric Laurent

Lien vers Lacan Quotidien n°190 : http://www.lacanquotidien.fr/blog/2012/04/lacan-quotidien-n190-la-chronique-deric-laurent-errements-de-la-has-ignorance-des-etudes-a-long-terme-et-de-la-sexualite-survalorisation-de-laba-non-reconnaissance-de-la/

LA CHRONIQUE d’Éric Laurent

Errements de la HAS : ignorance des études à long terme et de la sexualité, survalorisation de l’ABA, non-reconnaissance de la pédopsychiatrie.

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L’ACF-Belgique convoque une CONFERENCE DE PRESSE FORUM

sous l’égide de

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AUTISME ET PSYCHANALYSE À Bruxelles, le 28 avril 2012


 

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Autisme et Psychanalyse

 

 

 

 

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François Leguil à Bruxelles ce samedi

  COURRIER DU CHAMP FREUDIEN  

 

 

 

Cycle des conférences du Champ Freudien en Belgique et de l’ACF

ACF AGENDA

 

 

 

 

 

François Leguil

Membre de l’École de la Cause Freudienne

L’événement de corps et la différence des sexes

 

Le samedi 24 mars 2012

 

 

Au local de l’ACF-Belgique : 37 rue du Prince Royal, 1050 Bruxelles

Accueil à partir de 14h45 à conférence à 15h

www.ch-freudien-be.org

 

 

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ACF- Belgique : 37 rue du Prince Royal  BP30 à 1050 Bruxelles

acf.belgique [arobase] scarlet [point] be   acf.belgique [arobase] gmail [point] com |   02 – 230 28 7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autisme et psychanalyse – Témoignage d’Elisabeth Legrand – Parent d’enfant autiste

 

 

 

 

AUTISME ET PSYCHANALYSE

 

Par Lacan Quotidien, n°182

http://www.lacanquotidien.fr/blog/2012/03/lacan-quotidien-n182-elisabeth-legrand-mere-dun-enfant-autiste-sortir-de-lenfermement-et-ne-pas-sen-laisser-imposer-un-autre/

 

« Sortir de l'enfermement et ne pas s'en laisser imposer un autre »

Le témoignage

d’Elisabeth Legrand

 

Paris, le 18 mars 2012

 

« L'actualité du débat surprenant et inquiétant qui s’est déchainé ces dernières semaines dans les médias à propos de l’autisme et de son « bon » traitement me pousse à vouloir témoigner le plus objectivement possible de mon expérience, du parcours de mon fils et du mien dans le combat que nous avons mené face à l'autisme. Je tiens d’abord à remercier le champ freudien qui m'en donne l'occasion, car il y avait bien longtemps que je voulais le faire, et ce depuis notre rencontre avec un Psychiatre- Psychanalyste, pour témoigner des résultats qui ont été obtenus.

 

Dès ses sept-huit mois je me suis inquiétée ; Pierre ne babillait pas comme les autres enfants de son âge. Je me suis alors confiée à un pédiatre qui a tenté de me rassurer en me répondant « ne vous inquiétez pas c’est un bébé heureux ".

 

Pourtant quelque chose m’a empêché de me contenter de cette réponse, car je sentais qu’il avait un comportement différent des autres bébés, bien qu’il évoluait physiquement normalement.

 

Vers l’âge de deux ans, lorsqu'il rencontrait d’autres enfants de son âge, il est devenu flagrant qu’il ne parlait toujours pas, mais qu’en revanche il était très agressif, leur tirait les cheveux et les mordait. Il était très difficile de l’apaiser. Le pédiatre de l’époque ne s’en souciait guère et commençait à me donner quelques conseils d’éducation… qui augmentaient ma culpabilité de ne pas savoir comment faire avec mon fils, bref, j'étais considérée comme une mauvaise mère. La culpabilité grandissante m’envahissait et me figeait sur mon « incompétence » maternelle.

 

Je précise que Pierre est le premier de mes enfants…

 

Pierre passait beaucoup de temps allongé par terre avec des petites voitures, sans exprimer la moindre émotion, très souvent absent. Ignorante d’autres options possibles, je persistais dans la voie médicale traditionnelle.

 

Rendez-vous fût pris à l'hôpital avec un neurologue. J’exposais son comportement et surtout le fait qu’il ne parlait pas. Un électroencéphalogramme fut effectué et le couperet tomba : « son cerveau manque de maturité ». D'intuition je ne pouvais pas y croire, il n’avait que 2 ans et demi ! Le médecin décida de lui prescrire de la Ritaline.

 

A ma question « pendant combien de temps? », il me répondit, sans doute sans prendre la mesure de l’impact de ses paroles d’autorité : « toute sa vie » ! Dans mon désespoir, j’ai d’abord voulu faire confiance malgré tout et j’ai commencé à lui donner son traitement. Au bout de 7 jours, Pierre était encore plus agité, et j’ai décidé de moi-même, sans l’accord du médecin, d’arrêter.

 

Nous étions alors complètement désarmés et impuissants face à « cette chose » que nous ne connaissions pas, malgré tout nous continuions à chercher « la » solution auprès de la médecine hospitalière : pédiatres, orthophonistes, psychiatres. Pierre s’enfermait autant dans son mutisme.

 

Entre-temps nous avons essayé de scolariser notre enfant en maternelle. Dès la première journée, on m’a appelé pour me demander de venir le chercher. Pierre n'est resté que deux jours à l’école. Ce fut un échec et encore une fois pas de perspective.

 

Mon désir de l'entendre parler, m'amena à prendre un rendez-vous à l'hôpital, non pas avec un médecin, mais avec une psychologue-orthophoniste qui nous a laissé entrevoir une lueur d’espoir en nous conseillant de rencontrer un Psychiatre-Psychanalyste qui travaillait en ville en même temps qu’il s’occupait d’enfants autistes dans un hôpital de jour.

 

Ce fut la rencontre la plus importante de sa jeune vie – et de la mienne ! J’avais passé 5 ans à me culpabiliser de plus en plus, tout en recevant les conseils des médecins, voire même de mon entourage, sans constater le moindre progrès.

 

J’entrevoyais l’autisme de mon fils mais refusais de l’y laisser. J’avais « Mal à MON FILS », mal de ne pas avoir de réponse, encore plus mal que personne ne puisse soulager la souffrance de Pierre ni la mienne.

 

Lors du premier entretien familial avec le psychanalyste nous avons enfin été entendus et nous sommes sortis plus sereins : peut être avions-nous trouvé une nouvelle voie ?

 

Des rendez-vous ont été fixés 2 fois par semaine.

 

Il ne parlait toujours pas, mais je le comprenais, Je m’enfermais avec lui dans son autisme, et l’enfermais avec moi dans cette relation « fusionnelle », je comprenais son langage !!!!

 

Mais ce n’était pas ce langage inventé entre nous deux qui pouvait le sortir de là, mais bien sa rencontre avec l’autre.

 

J'ai pu déposer chez ce psychanalyste la culpabilité qui finissait par faire obstruction à mon désir de l'extirper de son état.

 

Je n'assistais pas aux entretiens de mon fils. Nous faisions un point tous les mois, à notre demande et à celle du psychanalyste.

 

Où en était Pierre ?

 

Après l'échec dans le système scolaire classique, nous l'avons confié à un hôpital de jour dans l’année de ses 7 ans. Ce système nous paraissait adéquat pour faciliter la scolarisation de Pierre, quelques heures d'apprentissage étaient prévues.

 

Parallèlement, je souhaitais qu’il continu ses séances avec le psychanalyste. La « parole » était devenue indispensable pour nous.

 

Après 6 mois j’ai posé la question de la lecture et de l’écriture, au responsable de l’hôpital qui m’a répondu « votre fils ne sera jamais capable d’apprendre à lire et à écrire ». Pour moi, cette affirmation définitive, cette façon de mettre mon fils dans une « case », de l’enfermer dans « l’impossible », n'a fait que me conforter dans la voie ouverte par la rencontre avec ce Psychiatre-Psychanalyste à qui j'ai confié le traitement de mon fils. Chose importante j’ai pu aussi déposer beaucoup de mon angoisse, de ma culpabilité et retrouver le goût d’apprendre avec mon fils à mieux communiquer.

 

Résultat : son langage se structurait, il communiquait beaucoup mieux et la parole remplaçait l’agressivité.

 

Une école privée, à petit effectif, a accepté de recevoir Pierre, il a appris à lire et à écrire en trois mois. Deux fois par semaine, il continuait de voir son Psychiatre-Psychanalyste.

 

Il progressait et j’ai appris de lui que chaque détail, fait de petites choses insignifiantes pour les autres, pouvait devenir pour lui une nouvelle ouverture vers un avenir……

 

Il a comme ça pu poursuivre sa scolarité jusqu’en seconde, date à laquelle, il nous a signifié nettement qu’il ne voulait plus continuer l’école, il avait atteint une limite. Nous l’avons entendu et nous avons pris acte de sa décision.

 

Parallèlement il avait décidé de faire un nouvel apprentissage dans le monde équestre, qui l’intéresse beaucoup depuis qu’il a commencé à monter à poney vers 3 ans. Ce ne fut pas un parcours facile pour lui, mais vraiment ça, il le voulait et il a déployé pour y arriver une volonté de fer, insoupçonnable surtout quand on sait d’où il vient…

 

Il est allé voir ce Psychiatre-Psychanalyste pendant 10 ans.

 

A la suite de ça, il a voulu absolument s'insérer dans le monde du travail. Il a lui-même fait ses recherches, ses appels et décroché, Seul, des entretiens d’embauche avec un statut de travailleur handicapé. Il voulait faire la preuve qu'il pouvait être utile si on lui faisait confiance. Bien sûr nous avons beaucoup dialogué avec lui, nous l’avons accompagné de près, mais toujours en veillant à respecter scrupuleusement sa volonté propre. Ce qui est incroyable, c’est que, malgré les difficultés et les obstacles, Pierre a toujours tenu parole quand il tenait à quelque chose.

 

Après un stage de deux ans dans un centre équestre, où il a travaillé sans compter ses heures, il a trouvé un emploi comme cavalier- soigneur, entraineur dans un grand centre de la région parisienne.

 

Pierre y travaille maintenant depuis 7 ans ! Son employeur lui a donné sa chance, il dit de lui « Il est très humain ». Il a son logement, s’occupe de ses courses, prévoit ses repas, et il a de multiples centres d’intérêt et de curiosité grâce entre autres aussi à internet. Il est très apprécié par les clients du centre équestre et par tous les enfants qu'il initie à l'équitation.

 

Quand on lui fait confiance, Pierre est capable d'organiser son travail, voire même d'apporter de nouvelles idées pour développer l'activité du poney-club dont il a en partie la responsabilité

 

Il est confronté bien sûr "à certains autres" qui quelque fois ne le respectent pas, mais aujourd’hui il est tout à fait capable de se défendre et de dire par exemple : "cette homme-là est malveillant, il me prend pour un idiot, mais moi je suis plus malin qu’il ne croît".

 

Pierre à aujourd'hui 32 ans : La psychanalyse lui a donné ce sens de l’humain!

 

Notre expérience familiale nous montre combien la psychanalyse fait partie des « bonnes pratiques » relative à l’autisme, nous y avons trouvé une nouvelle orientation pour Pierre, par la parole exclusivement et sans aucune prescription médicamenteuse.

 

J’espère que ce témoignage (avec l'accord de Pierre,) pourra être entendu par d’autres parents concernés par l’autisme. Voilà qu'elle était la solution tant recherchée : LA PSYCHANALYSE

 

Entendez les expériences positives!

 

Sortir de l'enfermement et ne pas s'en laisser imposer un autre. »

 

 

 

 

 

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Autisme et psychanalyse – Eric Laurent, par Lacan Quotidien

 

 

 

 

AUTISME ET PSYCHANALYSE

 

Par Lacan Quotidien, n°181

 

L’épidémie du rejet du greffon HAS se propage

Par Eric Laurent

 

Le Monde du 9 mars était sûr de son fait. La messe était dite par la HAS la veille. Pour l’autisme, la psychanalyse était « hors-jeu ». Elle avait perdu le combat. Les « Recommandations » de la HAS signaient l’arrêt de mort de la psychanalyse dans la prise en charge de l’autisme et cet assassinat réussi permettait d’envisager une ère nouvelle de coopération entre familles d’enfants autistes, soignants et éducateurs. Le 14 mars, changement de ton, l’arrêt de mort était en fait un chef d’œuvre de chancellerie diplomatique. « La HAS connaît l’art du langage diplomatique… Il lui fallait en effet parvenir à ne pas trop désavouer les psychanalystes, très influents dans la psychiatrie française, sans pour autant fâcher les associations de familles qui leur sont frontalement opposées. Dans les grandes lignes le pari a été tenu ». Le texte n’était plus arrêt de mort mais déclaration de paix consensuelle. Bizarre ! La suite le sera davantage encore.

 

Les déclarations de la HAS ne concernaient pas que la psychanalyse, mais aussi la psychothérapie institutionnelle classée à la même enseigne des « interventions globales non consensuelles », l’association avec la psychanalyse rejoignait le syntagme inventé par les associations extrémistes « la psychiatrie-psychanalyse ». L’effet de la diplomatie HAS est très sûr. Toute la profession et tout le milieu psy est à feu et à sang. Tout le monde voit bien qu’il s’agit d’exclure l’autisme du domaine du soin, et que c’est impossible.

 

Une figure tutélaire de la pédopsychiatrie, Roger Misès, ancien chef de service de la Fondation Vallée, dénonce dans la longue durée la politique de la HAS et son usage de l’expression néo-scientiste « ne fait pas consensus ». Il conclut « ceux qui veulent édicter des critères et des « bonnes pratiques » dont l’application serait exigible de tous les praticiens, hors de la prise en compte de la singularité de chaque enfant, méconnaissent gravement les principes théoriques, cliniques et éthiques sur lesquels s’est refondée notre discipline ».

 

Jacques Hochmann, qui a toujours voulu associer à la psychanalyse les recherches pharmacologiques, les neurosciences, la psychologie développementale considère que là s’en est trop : « c’est toute la pédopsychiatrie qui est mise en cause ».

 

Le Syndicat national des psychiatres privés (SNPP) voit bien les velléités de résorption de la psychiatrie dans la neurologie qui s’avouent. Comment la HAS peut-elle « prétendre que l’approche neurocomportementale est la seule valide » et au nom de quoi « s’autorise-t-elle à affirmer que l’autisme n’est pas aussi un trouble psychique », déclare-t-il.

 

Michel Botbol, professeur de pédopsychiatrie et secrétaire général de l’Association française de psychiatrie, s’inquiète de « l’attitude étrange de la HAS En quelques traits de plume, elle vient confirmer ce que beaucoup redoutaient : derrière la prétendue objectivité des méthodes de l’évaluation, le règne d’un arbitraire économique, politique ou idéologique qui ne doit rien à la science ».

 

Roger Salbreux, président d’honneur de l’Association française de psychiatrie, dans la même « Lettre de psychiatrie française » de mars, s’indigne du ravalement des médecins opéré par l’autoritarisme de la HAS « En ravalant les médecins – et les psychiatres – au rang de techniciens de santé, en mettant sans cesse en doute leur compétence, laquelle doit désormais être encadrée par toute une série de dispositifs comme le développement professionnel continu (DPC) ainsi que par la HAS ». Il parle même de terrorisme « Nous interdire de penser, nous imposer un choix unique et l’imposer aux familles relèvent en effet du terrorisme ».

 

Le président de l’Association des psychiatres de secteur infanto-juvénile (API), Roger Teboul dénonce la manœuvre qui s’annonce : « La suppression des budgets de la pédopsychiatrie publique en ce qui concerne le traitement des enfants autistes, autrement dit le passage au privé d’un certain nombre de pathologies ».

 

Le président de la commission scientifique de la Fédération des associations de santé mentale croix-marine, Patrick Alary, psychiatre hospitalier, dans Médiapart, demande « solennellement à la HAS de mettre ses recommandations en cohérence et de laisser la place à la levée de l’indécision de ses experts en matière de packing et de toute autre modalité de prise en charge des personnes autistes ». Il lit dans les « Recommandations » « Des préjugés, des atermoiements, des contradictions, des affirmations contestables, la stigmatisation de toute une profession comme seule réponse à la détresse des patients et de leurs familles. Un écran de fumée politique et idéologique commenté par un président engagé lui-même politiquement, ne faisant pas mystère de ses convictions et usant de ses titres scientifiques, incontestables, pour masquer son engagement comme il a masqué, au moment de sa nomination, ses liens d’intérêts avec les laboratoires pharmaceutiques de 2008 à 2010. Il s’agit donc de mettre fin à ces ambiguïtés, de revenir à la nécessaire pluralité qui est l’essence même du discours scientifique, de cesser de proférer de simples opinions ».

 

Le Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire souligne le désaveu de la psychothérapie institutionnelle dans la formulation de la HAS « Plus de trente ans après leur introduction, ces méthodes n’ont pas fait la preuve ni de leur efficacité, ni de leur absence d’efficacité ». Il le lit donc comme « une véritable déclaration de guerre contre la psychiatrie relationnelle ». Le collectif a appelé à un meeting le samedi 17, qui s’est très bien passé et a connu un succès d’affluence tel qu’il témoigne du succès des thèses qu’il soutient.

 

La Fédération française de psychiatrie (FFP-CNPP), lors d’une conférence de presse, le lundi 15 mars, et par la voix de sa présidente, Nicole Garret-Gloenec, feint de ne pas retenir la volonté de la HAS d’enlever les autistes du système de soin. Elle note que ces « Recommandations » ne concernent que la dimension éducative et qu’il « manque tout le volet thérapeutique. Or, cette pathologie nécessite souvent à un moment de son parcours le recours à la pédopsychiatrie, qui mobilise les processus psychiques des enfants par des interventions multiples et concertées ». Bref, il est impossible de penser s’appuyer uniquement sur l’éducatif pour traiter l’autisme comme le recommande la HAS. L’étude de la HAS ne peut d’ailleurs « être considérée comme rigoureuse, puisqu’elle ne considère comme évaluées que les méthodes qui se soumettent à une évaluation purement comportementale, et dont le grade de preuve reste modéré ».

 

Devant l’insurrection du milieu et le reproche de laisser de côté tout l’aspect thérapeutique, la HAS se défend par la voix de Joëlle André-Vert, chef de projet au service de recommandation de bonne pratique, dans Le Monde. Le raisonnement est en deux parties. D’une part la HAS refuse la main tendue par la FFP-CNPP, elle n’a pas ignoré le volet thérapeutique, elle l’a bel et bien jugé et pesé « Tout le contenu de ce que font les établissements sanitaires et médico-sociaux se trouve ailleurs dans le rapport ». D’autre part, elle rassure. Finalement les recommandations ne sont rien d’autre que ce que font les établissements, il suffit d’un effort supplémentaire, c’est tout. « La plupart des établissements publics impliqués dans la prise en charge de l’autisme ont déjà mis en oeuvre une grande partie de ce qui est recommandé ». Si c’est déjà ce que font les établissements, on se demande alors pourquoi provoquer tout ce foin par un texte qui relève de « l’intervention globale non consensuelle » à part entière.

 

Pour montrer la limite de l’évaluation selon la HAS, la FFP-CNPP a demandé au « Réseau de recherche fondées sur les pratiques psychothérapiques », créé en 2008 sous l’égide conjointe de l’INSERM et de la FFP, animé par Jean-Michel Thurin et Bruno Falissard, de présenter les résultats d’une étude portant sur la prise en charge multidimensionnelle et psychothérapique de 41 cas de sujets autistes, de 3 à 15 ans avec des troubles de grave à modéré. Ces résultats « montrent une amélioration d’environ 50% sur l’ensemble des scores initiaux », notait Jean-Michel Thurin. La HAS continue cependant à rejeter ces études. Pas assez randomisées, pas assez ceci, pas assez cela. Inutile de poursuivre le dialogue de sourds. Les résultats sont proches cependant de ceux qui sont affichés par les études ABA qui incluent les punitions : leur antienne des 47%.

 

La veille de cette conférence de presse, le 14 mars, la Secrétaire d’Etat chargée des solidarités et de la cohésion sociale, Roselyne Bachelot-Narquin a installé le Comité national autisme, qui prend la suite du comité de réflexion et de propositions sur l’autisme et les TED, en présence du sénateur Valérie Létard. Cette nouvelle instance sera présidée par Thierry Dieuleveux, secrétaire général du Comité interministériel du handicap. Sa composition doit être bientôt renouvelée afin d’être une « véritable instance de dialogue ». Nous verrons ce que cela veut dire.

 

Le même ministère, en liaison avec le Secrétariat d’état chargé de la santé a présenté en Conseil des ministres, puis devant la Société parisienne d’aide et de santé mentale (SPASM), le 29 février, le plan Psychiatrie et santé mentale 2011-2015. Il est placé sous l’objectif de « prévenir et réduire les ruptures pour mieux vivre avec des troubles psychiques. Les 4 « axes stratégiques » du plan sont : 1/prévenir et réduire les ruptures au cours de la vie de la personne 2/ prévenir et réduire les ruptures selon les publics et les territoires 3/prévenir les ruptures entre la psychiatrie et son environnement sociétal 4/ prévenir et réduire les ruptures entre les savoirs. Les « recommandations de bonne pratique » s’insèrent spécialement sous cet alinéa. Rupture, le mot est bien choisi pour épingler l’état d’esprit de toute une profession au bord de la rupture. Le traitement du malaise par le chiffrage de tout geste de soin convainc de moins en moins. Le rejet de la méthode est du même ordre de ce qui se produit dans la campagne présidentielle où s’affrontent experts et chiffrages dans un certain désintérêt citoyen. Jean-Louis Bourlanges, fin connaisseur, commentait ceci d’un mot : « moins il y a d’idées, plus il y a de chiffres ».

 

L’épidémie de rejet du greffon des « Recommandations » de la Has témoigne des limites de la politique d’intimidation du milieu psy. Quant au journal « Le Monde », il lui suffit de poursuivre ses articles en déphasage complet avec la situation pour que bientôt se repose la question d’il y a quelques années. De qui est-il la référence ?

 

 

 

 

 

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Conférence du Champ Freudien et de l’ACF

 

 

 

 

Cycle des conférences du Champ Freudien en Belgique et de l’ACF

 

François Leguil

Membre de l’École de la Cause Freudienne

 

L’évènement de corps et la différence des sexes

 

 

Le samedi 24 mars 2012

 

 

 

Au local de l’ACF-Belgique : 37 rue du Prince Royal, 1050 Bruxelles

Accueil à partir de 14h45 à conférence à 15h

www.ch-freudien-be.org

 

 

 

 

 

 

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Journée d’étude de l’ACF-Belgique – Argument et procédure

 

« Caroline Leduc – Afin de restituer au plus juste la complexité des phénomènes cliniques propres à la cure analytique, Lacan a fait travailler, évoluer son corpus conceptuel en le frottant aux trouvailles de disciplines connexes, de même que Freud auparavant. Quelles sont aujourd’hui selon vous, les disciplines que les psychanalystes du XXIe siècle auraient bénéfice à questionner ?

 

Jacques-Alain Miller – Je vous livre la réponse qui me vient : la psychanalyse et la psychanalyse, sans oublier la psychanalyse. Je veux dire : bien assurer ses bases, et sa « culture générale », avant de s’aventurer en haute mer »

 

« En Ligne avec Jacques-Alain Miller », La cause du désir, Nouvelle revue de psychanalyse, n° 80, Navarin éditeur, 2012, p. 13-14.

 

RAPPEL

  Journée d’Étude

de l’ACF-Belgique

 

Lecture de L’Être et l’Un

de Jacques-Alain Miller

 

Le samedi 8 septembre 2012

de 10h à 18h

 

La psychanalyse est attaquée dans les médias ? On veut la mettre à l’écart par l’entremise du législateur ? On nie son efficacité manifeste ?  Nous avons plusieurs flèches à notre arc afin de rencontrer ces nouvelles formes de transferts négatifs. L’une d’entre elles, c’est l’étude ! Plus la psychanalyse est dénigrée, plus nous avons à nous familiariser avec sa doctrine et à son éthique en nous plongeant dans ses textes et en nous mettant à jour de ses avancées les plus pointues.

L’étude, objet essentiel des ACF, sera mise au centre d’une Journée que le Conseil de l’ACF‑Belgique prévoit pour la rentrée de septembre 2012. Nous nous pencherons sur une étude, assidue autant que possible, du Cours de Jacques-Alain Miller de l’année 2010-2011, L’Être et l’Un. Ce texte, que l’histoire de la psychanalyse retiendra bientôt comme le premier Cours de Jacques-Alain Miller à avoir été publié en français, est une avancée dans la doctrine de la psychanalyse. À partir du dernier enseignement de Lacan, Jacques-Alain Miller y généralise à l’être parlant  comme tel la logique du pas-tout de la jouissance féminine.

Cette Journée d’Étude se déroulera sous le signe du Cartel, grande invention lacanienne d’un cadre psychanalytique d’étude où le sujet doit mettre du sien dans l’élaboration d’un savoir. Plutôt que des standards, nous nous ferons orienter par un des principes du cartel qui résonne avec une éthique talmudique, à savoir : un texte et plusieurs lectures. Un seul « objet texte » et plusieurs sujets qui s’efforcent de confronter leurs lectures différentes de ce même objet. Ce principe est intriqué dans le texte même, car il s’agit dans L’Être et l’Un d’une tension entre le « Yad’lun » de l’existence et la pluralité des êtres du signifiant.  

La journée sera composée de quatre séquences. Trois séquences de travail en cartel et une quatrième séquence sous le titre : « Grande conversation de l’ACF-Belgique ».

Lors des trois premières séquences, les participants seront témoins d’un travail en cartel in vivo, à la tribune, dans lequel quatre lectures du texte seront présentées. Le débat entre les membres de cette séquence-cartel sera animé par un Plus-Un dont la charge sera d’extraire les points de convergence des quatre lectures ainsi que les points de divergence inconciliables.

Lors de la quatrième séquence, celle de la « Grande conversation », les trois Plus-Un seront à la tribune pour animer ensemble une conversation avec tous les participants à la Journée, à partir des points vifs des séquences précédentes.

Ceux d’entre vous qui souhaitent participer à une de ces trois séquences sont priés d’envoyer un texte de 6400 signes espaces compris d’ici le 15 juin 2012, à minuit, date limite, à Guy Poblome (poblome.guy [arobase] gmail [point] com). Le nom du fichier sera votre NOM en majuscule. L’objet du mail, JOURNEE ACF.

Ce texte devra contenir le commentaire d’un thème, d’un paragraphe ou d’une citation, extraits de L’Être et l’Un. Le Conseil de l’ACF fera fonction de comité de lecture de ces textes. Il en choisira 12 parmi ceux qui lui seront proposés. Ces textes seront regroupés selon leur thématique en trois groupes de quatre, ce qui permettra la création des trois séquences-cartels.

Le Conseil sollicitera ensuite trois collègues, éventuellement des invités hors Belgique, pour leur demander de faire fonction de Plus-un.

La Journée aura lieu le samedi 8 septembre 2012 de 10h à 18h.

Elle sera ouverte au public.

Pour toute question ou précision, vous pouvez contacter Guy Poblome.

 

Le 19 février 2012

Gil Caroz,

Pour le Conseil de l’ACF-Belgique

 

 

 

 

 

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Communiqué de Lacan Quotidien

 

 

 

 

Communiqué de

Lacan Quotidien


La « Conférence de presse » de l’Institut de l’Enfant, qui s’est tenue dimanche dernier, a été filmée par l’équipe de la Règle du jeu. La première partie est déjà en ligne à l’adresse :


http://laregledujeu.org/2012/03/07/9189/psychanalyse-et-autisme/


Elle est également en Une sur le site de la revue (http://laregledujeu.org), ainsi que sur Twitter et sur Dailymotion).


« La vidéo est énormément téléchargée depuis presque 18 heures!… Du jamais vu… », nous écrit Maria da França, rédactrice en chef de la Règle du jeu.

 

 

 

 

 

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